Emil Gilels in Prague

Emil Gilels in Prague

Emile Guilels in Prague
Emile Gilels in Prague – Mozart -Brahms

Mozart (1756-1791) – Sonate pour piano K 533/494 – Festival du printemps de Prague – 24/5/1973
Brahms  (1833-1897) – 4 Ballades op.10 – Radio tchèque – 10/5/1978
7 fantaisies op.116  – Festival du printemps de Prague – 24/5/1973

Parution le 30 juin.

D’abord une des sonates les plus « sérieuses » de Mozart (1788 – avec une version révisée du Rondo K 494 pour finale). C’est superbement restitué : hauteur de vue, sonorité de chaque note, conduite des lignes, Gilels nous subjugue du début à la fin.

Les 4 ballades op.10 du jeune Brahms (1854) : le piano est mal réglé et zingue à souhait, on espère que la Radio tchèque en a changé depuis 1978… Mais on a encore cette sonorité d’airain si homogène ; c’est un jeune Brahms très épique, il y a des moments magiques (début de la 2, milieu de la 3). Si ce concert était donné de nos jours, on applaudirait encore à tout rompre…

Avec les 7 Fantaisies op.116 du vieux Brahms (1892), on retrouve le récital de la sonate de Mozart. La 1ère est assurément Presto energico ! Ecoutez l’étrangeté vaporeuse de la 4, les harmonies de la 5, irréelle.

Bref, tous les fans de Gilels (qu’on espère aussi nombreux que ceux de son compagnon ukrainien…) se précipiteront.
Ici la 5e Fantaisie

4 réflexions sur « Emil Gilels in Prague »

  1. Odessa, c’est la ville natale de Gilels, mais je pense que le compagnon évoqué est Richter, ukrainien aussi, mais pas d’Odessa 😉 Neuhaus, leur professeur commun pour une courte période, préféra toujours le second et n’était guère amical envers le premier, qui, pourtant, lui rendit de très nombreux services…
    Cela étant, je préfère infiniment Gilels, que je place personnellement au-dessus de tous les autres pianistes : virtuosité parfaitement maîtrisée -quelques fausses notes les soirs de fatigue-, force tellurique de certaines interprétations, beauté inouïe de la sonorité, architecture souvent marmoréenne… Bref, quel que soit le compositeur envisagé, une vraie vision nous est généralement livrée par le pianiste. Un géant parmi les géants, comme le disait si justement la revue Gramophone lors de son décès, il y a 30 ans…

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