Yevgeny Mvravinsky – Chostakovitch – Scriabine

Yevgeny Mvravinsky – Chostakovitch – Scriabine

Yevgeny Mravinsky - Shostakovitch 8 - Scriabin - Poème de l'extase
Yevgeny Mravinsky – Shostakovitch 8 – Scriabin – Poème de l’extase

Quand on connaît un peu l’œuvre et que l’on voit la pochette, on sait qu’on ne va pas rigoler…

La 8e est lui est dédiée. On ne connaît que 4 éditions par Mravinsky : une de 1947 en mono, un live à Londres de 1960, celle-ci live du 12 février 1961 à la grande salle du Conservatoire de Moscou et un autre concert de 1982 dans la même salle. Curieux d’ailleurs qu’il n’existe aucune trace de Mahler dans sa discographie. Les amateurs se précipiteront sur cette réédition : il s’agit sans doute du meilleur interprète de cette symphonie et, comme toujours chez PragaDigitals, le travail de restauration est exemplaire. N’étant pas un inconditionnel ni du chef ni du compositeur, je dirai simplement que c’est assez bluffant de maîtrise et de conduite. Le dernier mouvement notamment est superbe.
Une anecdote me revient : il était en tournée au Japon en même temps que Kubelík (1975 peut-être) et, impressionné par un de ses concerts, il lui fit parvenir des fleurs à son hôtel…

Ce n’est pas parce que j’ai la chance d’être ami avec Pierre Barbier, que je dresse systématiquement des louanges à sa production : certains de ses SACD n’ont pas été présentés ici. Mais dans la très grande majorité des cas, il choisit avec discernement les meilleures bandes qu’il fait restaurer comme personne. Ci-dessous ceux qui me paraissent indispensables parmi ceux que j’ai pu écouter :

Maintenant Le poème de l’extase (1908) : Dans cette œuvre, comme dirait Jean-Charles Hoffelé, ce dont je suis certain, c’est que la meilleure version disponible était celle du fantasque et démiurge Svetlanov (Live 1977 – même salle, mais avec le « USSR symphony orchestra »). Est-ce qu’elle tient par rapport à cet enregistrement studio du 22/12/1958 ?
Cette version-ci est très ordonnée, frémissante, peu appuyée, quasi « debussyste » et fait curieusement penser par moments à L’apprenti sorcier (1897).  Cette absolue maîtrise rend la partition très claire, mais pas de frisson érotico-mystique ici… J’ai remis mon « Svlet » quelques mesures… et vous laisse deviner, mais mon environnement familial musicalement castrateur, c’est bien le mot ici, m’a demandé de couper tellement « ça hurle » !

Conclusion : un must pour les Chostakoviens !

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