Murray Perahia – Salle Pleyel Murray Perahia – Salle Pleyel

Murray Perahia – Salle Pleyel

 Murray Perahia
Murray Perahia
Triste soirée à la salle Pleyel avec Murray Perahia, qui nous a fait rentrer à la maison après l’entracte.

Ça a commencé avec un premier mouvement de la Sonate au Clair de lune de Beethoven très bien, très belle sonorité, puis un Allegretto sans esprit et un Presto agitato qui tournait à vide.

Le Carnaval de Vienne qui suivait était pire : outre de nombreux accrocs qui passeraient volontiers dans une interprétation engagée, on avait l’impression d’entendre plutôt du Mendelssohn. Bref, on était bien désolés.

Mais les avis sont unanimes pour trouver son dernier récital du 4/6/2014 à Pleyel exceptionnel !

Big disenchantment yesterday with Murray Perahia, in the – too big for a piano recital? – Salle Pleyel in Paris: we quitted after the intermission: the Moonlight Sonata and the Vienna carnival, besides many snags, were played like Mendelssohn and we never felt concerned at all…

But all attendees say his last recital on June 6 2014 was exceptional!

Murray Perahia – Salle Pleyel

 Murray Perahia
Murray Perahia

Triste soirée à la salle Pleyel avec Murray Perahia, qui nous a fait rentrer à la maison après l’entracte.

Ça a commencé avec un premier mouvement de la Sonate au Clair de lune de Beethoven très bien, très belle sonorité, puis un Allegretto sans esprit et un Presto agitato qui tournait à vide.

Le Carnaval de Vienne qui suivait était pire : outre de nombreux accrocs qui passeraient volontiers dans une interprétation engagée, on avait l’impression d’entendre plutôt du Mendelssohn. Bref, on était bien désolés.

Big disenchantment yesterday with Murray Perahia, in the – too big for a piano recital? – Salle Pleyel in Paris: we quitted after the intermission: the Moonlight Sonata and the Vienna carnival, besides many snags, were played like Mendelssohn and we never felt concerned at all…

5 réflexions au sujet de «  Murray Perahia – Salle Pleyel Murray Perahia – Salle Pleyel »

  1. Ce que vous écrivez malheureusement me rassure,je me sens moins seul … C’est ce que je ressens le plus souvent en récital: des professionnels qui font leur boulot, qui déroulent un programme prévu un an à l’avance et que justement ils n’ont aucune envie de jouer ce jour là … et çà s’entend dès les premières mesures .Et puis il y a les petits miracles qui vous réconcilient avec … tout .
    Pour vous consoler d’une soirée gâchée, déposée il y a quelques jours sur le net,une interprétation de la fameuse « clair de lune » dans une petite église du sud ouest par un pianiste inconnu (encore) ,V.Dimitrov Davenci,un bel après midi de septembre 2011 .
    http://youtu.be/8nKWYrcE6Kg
    Jusqu’à la prochaine déception …

  2. Ce n’est pas le plus beau pianisme du monde, mais c’est très personnel, vécu et surtout loin des sempiternels stéréotypes et effets de manche faciles dans cette œuvre ; çà me fait penser curieusement et sans doute sans raison à un vieux disque Schubert de Karl-Ulrich Schnabel.

  3. Sans avoir entendu KU Schnabel ,moins célèbre que son père, la réfèrence que vous faites à une interprétation « à l’ancienne » me parait tout à fait pertinente s’agissant de Dimitrov Davenci .
    Une interprétation basée sur une solide culture musicale ,mais aussi litteraire et artistique en général,qui s’appuie sur une étude approfondie du texte et non sur l’interprétation qu’en font de grands interprètes et qui finalement insuffle une nouvelle vie à la partition.Pour l’auditeur un sentiment véritablement inouî de découverte d’une oeuvre,aussi fraiche qu’au jour de sa création , très éloignée des standards aseptisés et formatés capables de plaire au plus grand nombre que nous servent les grands labels (servis par de jeunes et photogéniques interprètes de préférence …) La prise de risque,l’appropriation d’un texte musical, davantage qu’une interprétation, le courage de finalement être soi-même me paraissent infiniement plus respectables et passionants . L’école russe de piano , durant l’ère soviétique en particulier ,me parait sur ce plan irremplaçable .Coupés de l’influence de l’occident, trouvant dans la musique ,entre les notes,des espaces de liberté qui leur manquaient dans la vie réelle, Gilels ou Richter ont atteint des sommets d’intériorité et d’émotion .Que dire de ceux qui ,de surcroit, n’ont pas connu la gloire planétaire ,même à titre posthume, comme Vladimir Nielsen, le Maître de Dimitrov Davenci, immense pianiste et pédagogue, enseignant toute sa vie au Conservatoire de Léningrad ? Ses enregistrements apparus récemment, bien que de piètre qualité technique, sont admirables . On comprend alors toute la valeur de son enseignement , lui qui disait : l’interprète doit être à genoux devant le compositeur, la musique avant l’instrument, ou bien l’interprétation doit être logique, expressive et vivante .Tout ce qu’on retrouve je pense chez Dimitrov Davenci dans une pièce du répertoire pianistique pourtant parmi les plus galvaudées ,et qui finalement en partant de l’expèrience la plus intime finit par toucher l’âme de l’auditeur . Miracle de la musique vivante, à l’ancienne .

  4. J’ai entendu Perahia en concert il y a fort longtemps, en 1985. Il jouait notamment la sonate de Berg, et j’en ai gardé un excellent souvenir, non pour la puissance de sonorité, assez ténue, ni pour la concentration de la vision, mais pour un timbre d’une vraie beauté, très agréable à écouter. Par contre, son Beethoven un peu lisse ne m’a jamais convaincu.

    1. Les mélomanes sont partagés il y a 2 ans ce devait être un jour sans, on m’a assuré qu’un récital l’année suivante était superbe. Je n’aime pas trop publier de choses négatives sur mon blog – mais la dernière soirée classique à Pleyel avec Sunwook Kim m’ laissé également froid. Vivement la Philharmonie…
      Par contre, mon premier papier « officiel » est assez vachard, mais là c’est un métier… cf. http://www.asopera.fr/avis-spuren-der-verirrten-r382.htm

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