Bruno Mantovani – Concerto pour deux altos – Time stretch – Finale

Bruno Mantovani – Concerto pour deux altos – Time stretch – Finale – Aeon

Mantovani - Concerto pour deux altos - Time stretch - Finale
Mantovani – Concerto pour deux altos – Time stretch – Finale

Je m’apprêtais à faire un papier sur La ville morte de Korngold espérant trouver une œuvre dans la lignée de Shreker ou Zemlinsky, c’est bien écrit et construit mais ce n’est pour moi que du Lehar mâtiné de Puccini, j’ai abandonné…
Avant de me pencher sur Tout un monde lointain, j’ai mis sur la platine ce CD de Mantovani … justement.

Concerto pour deux altos

Justement, cette œuvre me fait penser aux sonorités si recherchées de Dutilleux. On se dit de premier abord qu’un concerto pour deux altos, ça va être chi…, mais avec Tabea Zimmermann qui a tout joué, de Devienne à Benjamin ! C’est sans compter avec le métier et l’inventivité de ce sur-doué de moins de 40 ans. Peut-être quelques longueurs et facilités dans cette œuvre de près de 40′ du directeur depuis 2010 du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.
Une anecdote : j’ai rencontré ces jours-ci une professeure de piano de l’École normale de musique de Paris, supposée (l’école) très conservatrice ; lui disant que mes goûts en musique contemporaine allaient plutôt vers Boulez, Manoury.., elle me parle de Mantovani et me cite spontanément 
Le sette chiese
Bref, cette composition n’est pas austère pour un sou, elle est même très agréable d’écoute. Les parties dévolues aux altos sont ‘modernes’ à souhait, la virtuosité de l’écriture orchestrale est stupéfiante, c’est très vivant. Il reste que la prise de son, si elle permet l’équilibre entre solistes et l’orchestre, limite sérieusement la dynamique de ce dernier. Et surtout le tout fait un peu convenu : on est impressionné, mais jamais saisi.

Time strecht – Finale

Écrit sur la base d’un madrigal de Gesualdo, Time strecht, avec des cantilènes façon Le loup rejoint Finale dans les oppositions soliste / tutti.
Bref, un bon moment de musique contemporaine, même si, en toute humilité devant tant de science d’écriture et d’orchestration, on reste un peu sur son quant à soi. Hommage aux interprètes et notamment à Pascal Rophé.

I was on the point of making a paper on the Die tote Stadt,by  Korngold hoping to find a work in the line of Shreker or Zemlinsky, it is well written and built but it is sound for me as Lehar reviewed by Puccini, I gave up… 

Before working on Tout un monde lointain, I put on the player this CD of Mantovani… precisely.

Concerto for two violas

Precisely, this work makes me think of Dutilleux sonorities. One thinks first that a concerto for two violas, that will be  boring, but with Tabea Zimmerman who has played everything, from Devienne to Benjamin! It is without taking into account the craft and inventiveness of this exceptionally gifted composer of less than 40 years. Perhaps some lengths and facilities in this work this young (40) Director since 2010 of the Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Pari.  An anecdote: I met these days a piano professor of the École normale de musique de Paris, supposed (the school) very conservative; telling her my tastes in contemporary music went rather on the side of Boulez, Manoury…, she spoke to me spontaneously about Mantovani and Le sette chiese …
In short, this composition is not austere for a penny, it is even very pleasant. The parts reserved for the violas is “modern” with wish, the virtuosity of the orchestral writing is amazing, it is very alive. It remains that the sound recording, if it allows balance between soloists and the orchestra, seriously limits the dynamics of this last. In short, we are impressed, but never moved.

Time strecht – Finale

Written on the basis of a madrigal by Gesualdo, Time strecht, with cantilenas resembling to Le loup joins Finale in the oppositions soloist/tutti. 
In short, a good moment of contemporary music, even if, in all humility in front of so much of science of writing and orchestration, we remain a little on our reserve. Homage to the interpreters and in particular to Pascal Rophé.

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