Fanny Clamagirand joue Beethoven et Vasks

On avait pu apprécier la musicalité de Fanny Clamagirand quand elle avait donné il y a trois ans la première de Missing, concerto pour violon et orchestre d’Edith Canat de Chizy. Elle enregistre donc (en 2016…) le concerto de Beethoven avec l’English chamber orchestra dirigé par Ken-David Masur, fils de Kurt. C’est une lecture sereine qu’elle propose, avec une très belle sonorité et une belle entente avec l’orchestre. Pas une version flamboyante, mais calme et surtout bien construite ; l’orchestre ne sonne pas vraiment fruité, mais on appréciera le sens de la construction du chef et le soin apporté aux détails et à la finition (fins de phrases). 

Et revoilà le concerto pour violon et cordes de Pēteris Vasks, Tālā gaisma (ou Distant light ou Lumière lointaine) dont on vient à peine de rendre compte dans l’interprétation de Vadim Gluzman parue chez Bis. Après notamment les versions de son créateur, Gidon Kremer, ou encore de Renaud Capuçon, voilà un nouveau cheval de bataille un peu néo pour les violonistes, à l’instar du “The Red Violin” de John Carigliano (cf.).
Une œuvre de styles assez hétérogènes, avec quelque magnifiques passages ‘modernes’ superbement orchestrés et des tournures plus romantiques ou néo-classiques. Mais c’est une pièce “qui marche” et Clamagirand et Masur en donne une version très engagée, au moins autant que celle de Gluzman ! (dommage que la prise de son soit moins présente que celle du CD Bis).

Une artiste attachante.

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