Pierre Boulez – Répons

Pierre Boulez – Répons – IRCAM / DG

PIerre Boulez- Repons
PIerre Boulez – Répons
Dimitri Vassilakis & Florent Boffard – pianos, Frédérique Cambreling, harpe, Voncent Bauer, vibraphone, Daniel Ciampolini, xylophone & glockenspiel, Michel Cerutti, cymbalum
Pierre Boulez - RéponsDisposition
cf. avec une liste intéressante d’œuvres « spatialisées »

On avait assisté à une des premières représentations de cette œuvre il y a près de 30 ans à Bobigny si mes souvenirs sont bons. On en était sorti ébloui par la profusion de sonorités scintillantes et l’immersion sonore résultant de la disposition spatiale des différents acteurs : 
6 solistes : vibraphone, glockenspiel, harpe, 2 pianos  & cymbalum, un orchestre de 24 musiciens,  ordinateur et électronique temps réel.

L’œuvre s’inspire de l’architecture en spirale du Musée Guggenheim de New York : le visiteur devant une toile aperçoit les œuvres prochaines, tout en pouvant jeter un regard sur les précédentes.

Dédiée à Alfred Schlee, directeur des fameuses éditions Universal à Vienne, elle comporte une référence au mécène suisse Paul Sacher.

We attended one of the first representations of this work some 30 years ago in Bobigny I think. We were dazzled by the profusion of scintillating sonorities and the sound immersion resulting from the spatial disposition of the various players:
6 soloists: vibraphone, glockenspiel, harp, 2 pianos & cimbalom, an orchestra of 24 musicians, computer and real time electronic.

Work is inspired by the architecture in spiral of the Museum Guggenheim de New York: the visitor in front of a painting sees coming works, while being able to throw a glance on the preceding ones.

Dedicated to Alfred Schlee, director of the famous Universal editions in Vienna, it comprises a reference to the Swiss conductor Paul Sacher.

 guggenheim

C’est une œuvre d’écoute exigeante, de près de trois quarts d’heure, en 8 sections, avec une introduction et une coda finale. L’auditeur du CD ne pouvant plus avoir recours à la quadriphonie dans son salon, il perd ce sentiment d’immersion sonore et s’attache alors lors de l’audition à trouver des points de référence, de correspondances dans cette œuvre foisonnante, ce qui n’est pas immédiat, mais rend l’écoute passionnante.

Pour se repérer dans cette spirale,  je conseille d’aborder l’œuvre par l’introduction et la coda ; en restreignant ainsi l’écoute, on perçoit nettement la cohérence de la pièce.

Le disque présente en complément dialogue de l’ombre double de 1985, pour clarinette seule et électronique, pièce ludique et plus abordable. Si tout cela vous fait peur, abordez la musique de Boulez par Rituel et ses Notations dans leur version orchestrale.

Boulez-Robertson
Boulez-Robertson
It is a work of demanding listening, of almost 45 minutes, in 8 sections, with an introduction and a coda. The listener of the CD who cannot anymore listen in quadriphonia in his living room, loses this feeling of sound immersion and then seek points of reference, of correspondences in this abundant work, which is not immediate, but makes listening enthralling.

To locate oneself in this spiral, I advise to approach the work with the introduction and the coda; by thus restricting listening, one perceives the clearly coherence of the work.

The disc presents in complement Dialogue de l’ombre double from 1985, for soplo clarinet and electronic, a playful and more accessible work. If all that frightens you, approach Boulez music by Ritual and Notations in their orchestral version.

  Une vidéo intéressante prise du cymbalum :

cf. aussi une interview assez récente et quasi-testamentaire

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