Rafael Kubelík conducts East classics

Une très bonne idée d’édition à partir de bandes tombées dans le domaine public. Elle rassemble des enregistrements de la période praguoise avant l’exil, de sa collaboration avec Walter Legge, de sa période Mercury à Chicago puis avec Decca – Liste plus bas.

Je me rappelle mes débuts avec les enregistrements de Kubelík : la 9e de Mahler puis l’intégrale, il y a un peu moins de cinquante ans, Le songe d’une nuit d’été, puis un grand nombre de vinyles jusqu’au CD et à Internet, avec son intégrale Beethoven dégotée sur un site italien à l’époque. J’ai ensuite communiqué avec nombre d’aficionados, échangeant des bandes, ce qui fait que je dois avoir quelques centaines de concerts : il enregistrait pour la radio à Munich et nombre de ses prestations à l’étranger avaient été enregistrées par des radios. De nombreuses bandes dorment encore dans des archives.

Je suis un inconditionnel et contrairement à d’autres chefs à l’abondante discographie, il y a peu de témoignages loupés ou indignes (mais il y en a quelques-uns, ce qui est normal quand on a donné plus de 12 000 concerts dans sa vie.. .). À peu près tout est là : kubelik.org, mais je vais faire une introduction rapide à ces enregistrements pour les plus jeunes qui ne connaîtraient que très peu ce musicien (car il fit des études de piano, de violon et de composition avant de devenir chef d’orchestre dans sa jeunesse) et c’était donc également un excellent compositeur : je viens de voir une édition de trois de ses quatuors, magnifiques, dont je rendrai compte bientôt). 

On trouvera donc :

Les incontournables :
Le meilleur Concerto pour orchestre de Bartók de la discographie (cf.); La 2e symphonie et les Danses polovtsiennes de Borodine, le Double concerto et Les Fresques de son ami Martinů, la Musique pour cordes de Bartok (cf.), les plus emballants extraits de La fiancée vendue de Smetana et Taras Bulba de Janáček.

Les excellents :
Tous les Dvořák, même si la Concerto pour piano sonne vieux et si les deux symphonies 7 & 9 ne sont pas ses meilleures, Ma Patrie de Smetana avec Vienne même si ce n’est pas non plus sa meilleure (cf.), idem pour la Sinfonietta de Janáček, les Tableaux de Moussorgsky / Ravel, premier disque haute fidélité et très belle Pathétique de Tchaikovsky : on en connait de plus dramatiques, mais peu d’aussi élégantes (il manque les 4 & 5 qu’il enregistra également avec Vienne). Les autres pièces sont d’un intérêt moindre.

On trouvera ici les concerts de Kubelik que j’ai mis en ligne, et un documentaire :

 

CD 1
Antonín Dvořák (1841 – 1904) – Rhapsodie slave Op. 45 No. 3
Royal Philharmonic Orchestra – 1958
Danses slaves Op. 46 & Op. 72
Wiener Philharmoniker – 1955
CD 2
Antonín Dvořák – Symphonies 7 op. 70 & 9 Op. 95
Wiener Philharmoniker – 1956
CD 3
Antonín Dvořák – Concerto pour piano op. 33
Rudolf Firkušný, piano
Dans la nature Op. 91, Ouverture Carnaval, Op. 92, Othello Op. 93
Czech Philharmonic Orchestra  – 1946
CD 4
Antonín Dvořák – Variations symphoniques op. 78
Philharmonia Orchestra – 1957
(BBC Broadcast, Edinburgh Festival)
Concerto pour violoncelle Op. 104
Pierre Fournier, violoncelle
Philharmonia Orchestra – 1948
Bohuslav Martinů (1890 – 1959) – Les fresques de Piero della Francesca
Royal Philharmonic Orchestra – 1958
CD 5
Bedřich Smetana (1824 – 1884) – Ma patrie
Wiener Philharmoniker – 1960
CD 6
Bedřich Smetana (1824 – 1884) – La fiancé vendue
Ouverture, Polka, Furiant,  Dance des comédiens
Philharmonia Orchestra – 1951
Antonín Dvořák – Scherz Capriccioso 
Royal Philharmonic Orchestra – 1958
Béla Bartók (1881 – 1945) – Concerto pour orchestre
Royal Philharmonic Orchestra – 1958
Leoš Janáček (1854 – 1928) – Sinfonietta
Czech Philharmonic Orchestra – 1946
Taras Bulba – Royal Philharmonic Orchestra
 – 1958
Bohuslav Martinů (1890 – 1959) – Double concerto pour deux orchestres à cordes, piano et timbales
Sidney Crook, piano
James Bradshaw, timbales
Philharmonia Orchestra – 1950
Mémorial pour Lidice 
Česká filharmonie – 1946, Live
CD 8
Béla Bartók (1881 – 1945) – Musique pour corde, percussion et célesta
George Schick, piano
Irwin Fisher, celesta
Edward Metzenger, timbales
Allan Graham, Lionel Sayers, Thomas Glenecke,
percussion
Chicago Symphony Orchestra – 1951
Deux portraits Op. 5
Royal Philharmonic Orchestra – 1958
Bohuslav Martinů – Symphonie n°4
Česká filharmonie
(Czech Philharmonic Orchestra – 1948
CD 9
Modest Mussorgsky (1839 – 1881)
Tableaux d’une exposition  Orchestrations de Maurice Ravel (1875 – 1937)
Chicago Symphony Orchestra – 1950
Alexander Borodin (1833 – 1887)  Symphonie n°2
Prince Igor – Dance Polovtziennes
Wiener Philharmoniker – 1960
CD 10
Dmitry Shostakovich (1906 – 1975) – Symphonie n° 9 Op. 70
Czech Philharmonic Orchestra – 1945
Pjotr I. Tchaikovsky (1840 – 1893)
Symphonie n° 6 Op. 74, „Pathétique“
Wiener Philharmoniker – 1960

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.