Quelques écoutes de l’été 2018 – Barenboim – Várjon – Chamayou

Ayant plus de temps libre à cause de mon âge, j’entame ici une chronique de quelques nouveautés écoutées.

Quelques must (l’application Qobuz n’a plus l’air de fonctionner pour l’instant, donc il n’y a pas d’extraits) :

Les quatuors avec piano de Mozart avec Barenboim qui ne les avait jamais enregistré, lui qui a quasi tout enregistré de Mozart depuis 50 ans :
https://vagnethierry.fr/barenboim-pianist.html
https://vagnethierry.fr/barenboim-conductor.html
Avec Michael Barenboim, violin – Yulia Deyneka, viola – Kian Soltani, cello : le fils de Daniel Barenboim et des membres se son West-Eastern Divan Orchestra. Difficile d’envisager plus naturel et évident – Quatuors qu’ont joué d’ailleurs de nombreux chefs au piano : Szell, Solti, Bernstein…


Né à Budapest en 1968, Dénes Várjon a étudié auprès de György Kurtág et d’András Schiff – au programme :

  • Phantasiestücke, Op. 12 de Schumann
  • Gaspard de la Nuit de Ravel
  • Im Freien de Bartók

Outre une version très personnelle et déliée de Gaspard et de très bons Bartók, ce disque m’a surtout emballé par son Schumann : les phrasés, le doigté, la gestion de la polyphonie, les équilibres : tout est au service du romantisme et de la poésie.


Ça me fait penser que Barenboim n’a jamais fait ces concertos au disque, pianiste ou chef. Voilà un deuxième disque épatant de Krivine avec le National, après son Debussy. Bertrand Chamayou est épatant de brio et de belles sonorités, pour les concertos 2 & 5 de Saint-Saëns dirigés avec verve. Quelques pièces et études complètent brillamment ce CD. Mais je m’aperçois que Louis Lortie vient d’enregistrer les concertos 2 & 4 : à suivre.


Les déceptions :

La Glagol par Jirí Belohlávek (il a enregistré nombre d’excellents enregistrements, mais guère de mémorables à mon humble avis – mais il en est qui préféreraient sa version d’Asrael à celle de Kubelík !)
Pas trop emballé malheureusement (quelle bête de scène !) par le Debussy de Fazil Say,
Je n’avais pas été entièrement convaincu – contrairement à mes voisins – par Stéphane Degout dans le Requiem de Fauré avec Krivine (excellent) à Saint-Denis. Pareil pour les mélodies de Debussy avec Alain Planès.

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