Nouveautés septembre 2018 – 1 – Théophile Alexandre – Peter Ruzicka – Quatuor Aris

Quelques disques reçus et appréciés.

ADN baroque - Klarthe
ADN baroque – Klarthe

Je me demande bien ce qu’en penserait Skip Sempé… Voici donc 21 airs baroques interprétés par un contre-ténor accompagné au piano ! (respectivement Théophile Alexandre et Guillaume Vincent).

Même si j’écoute et apprécie hautement quelques baroqueux, dont le susnommé, je n’ai pas honte de préférer Casals à Goebel dans les Brandebourgeois  par exemple… D’un autre côté, si j’adore Wassermusik par Kubelík, ses lectures d’opéras de Haendel ou Gluck ont terriblement vieilli.

Bref, je ne m’attendais pas à cette initiative. Initiative qui me paraît totalement réussie : la voix superbe, l’intonation parfaite, l’incarnation – avec ornements – de Théophile Alexandre fait merveille. Bien sûr l’accompagnement est limité à l’essentiel et l’on est dans dans une acoustique de récital et non sur une scène d’opéra, même avec bougies, mais on n’est pas gêné ici par des problèmes instrumentaux, des afféteries ou autres soufflets. Le CD propose des tubes du baroque et quelques raretés, avec quelques duos bienvenus pour varier le propos. Par exemple, la Cold song de Purcell fait ici au moins autant frémir qu’avec Klaus Nomi…

Le CD m’est parvenu accompagné d’un petit livre d’images un peu façon “dieux du stade” sans grand contenu. Superbe prise de son sur les voix.


Peter Ruzicka est un compositeur allemand né en 1938. Ce CD comporte notamment son 7e quatuor “… possible à chaque instant.. inspiré d’un citation de Valéry et questionnant le processus de composition à l’instar de l’op. 131 de Beethoven. Un clic sur la pochette permettra d’accéder à une présentation substantielle des œuvre. Le quatuor est une œuvre très prenante avec ses plages étales, ses bourdonnements, ses éruptions ; magnifique réalisation du Minguet quarttett (qui joue aussi de petites percussions, façon Manoury). (quatuor qui a déjà donné le quatuor avec hélicoptères de Stockhausen et…le seul quatuor de Glenn Gould).


Et puis un autre disque de quatuor : le 8e de Chostakovitch et La jeune fille et la mort de Schubert.  On ne sait qu’admirer le plus chez ce jeune ensemble : justesse, sonorité, intelligence de la partition, j’ai été emballé et pris par la main ou l’oreille tout du long.

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