J’ai eu le plaisir de recevoir de sa part les 2 dernières parutions discographiques de Fanny Vicens. Mon dernier papier la concernant remonte à 4 ans. Paraissaient déjà deux CDs l’un de musique contemporaine, l’autre consacré aux Variations Goldberg. Je n’avais fait que citer ce dernier, je ferai l’inverse cette fois.
En effet, « Murmures » est un album de 2 CDs consacrés à des sonates pour clavier de Haydn et Mozart Rondos , interprétées à l’accordéon.
Mozart :
Rondo K. 485 – Adagio K 540 Rondo K 494
Piano Sonata n°10 K 330 – Rondo K 511
Andante K 616
Haydn :
Piano Hob. XVI:32
Piano Sonata Hob. XVI:46
Adagio Hob. XVII:9
Piano Sonata Hob. XVI:44
Variations Hob. XVII:6 « Un piccolo divertimento »: Andante con variazioni
Fanny Vicens est aussi bien accordéoniste que pianiste (notamment – et également arrangeuse, ayant signé tous les arrangements de ces
œuvres). Cela me rappelle une autre célèbre instrumentiste, qui, elle, ne jouait pas de musique contemporaine…
Cet album est très étonnant : on se lasse pas une seconde à son écoute – pour ceux qui ont une prévention vis-à-vis de l’instrument ; écoutez un extrait ! On n’a jamais l’impression de perdre quoi que ce soit par rapport à l’instrument original – on est même surpris d’être pris par une sorte de romantisme, comme par exemple dans l’Andante cantabile de la K330.
Une découverte exceptionnelle, par une artiste qui l’est tout autant. Un album Paraty.
Le CD « (A)SIDE/(B)SIDE » ou « Trio 20° dans le noir » est plus énigmatique. Il présente des pièces de sept compositeurs interprétées avec Shao-Wei Chou aux flûtes et Lola Malique au violoncelle :
- dans une optique instruments augmentés – par les jeux, l’électronique ou la préparation :
Julien Malaussena, Sylvain Marty et Wei-hieh Lin ; - dans une optique plus « théâtre musical » pour faire simpliste : Chen-Hui Jen, Ariadna Alsina et Aude Rabillon ;
- Enfin, Quatre danses du Massif central revisitées par Jérôme Corbier.
J’ai noté l’effervescence sonore de la pièce de Tarrès, le « bazar » réjouissant de celle de Lin ou la référence au souffle du shen (cf.) chez Jen, mais chacun trouvera son compte dans ces univers variés.
