Orchestre Philharmonique de Rotterdam – Yannick Nézet-Séguin – Mahler 6


Orchestre Philharmonique de Rotterdam

Yannick Nézet-Séguin
– Mahler 6 – EN

Yannick Nézet-Séguin

Yannick Nézet-Séguin

On était sorti il y a plus de 2 ans au milieu d’un concert Schumann à la Villette. YNS dirigeait l’orchestre de chambre d’Europe… Engoncé ce soir au 1er balcon dans la chaleur de la salle du Théâtre des Champs-Élysées (une clarinettiste avait même apporté son verre d’eau), difficile de quitter la salle… et on en avait pourtant bien envie à la fin du 1er mouvement… Le début manquait de hargne, le thème « Alma » était ok mais tout était joué avec la même battue univoque, des problèmes de balance, des cuivres parfois criards, les mimiques du chef pour essayer de faire ressortir tel ou tel trait incitaient plus à l’incongruité qu’à la caractérisation… Bref, le chef ne semblait guère inspiré par la partition et nous non plus.

Suivant l’ordre habituel des mouvements, le Scherzo était de bien meilleure tenue malgré un passage un peu « Casse-noisette » vers la fin ; il semblait que la tenue rythmique d’ensemble convenait mieux à la succession d’atmosphères de ce mouvement.

L’Andante fut une vraie réussite, une très belle sonorité, un quatuor superbe d’homogénéité.

Le finale, malgré un ou deux tunnels un peu inévitables, conclut la soirée en apothéose ; l’orchestre avait retrouvé sa dynamique sonore, il semble que le chef dirigeait plus sur le temps qu’au début. Sa technique était devenue époustouflante : plus aucune mimique d’ailleurs, juste une superbe concentration du chef et des
instrumentistes.

Ai-je entendu des sonorités mahlériennes pour autant, comme l’oreille a pu se faire à celles de Kubelik, Barbirolli ou Solti dans cette 6e ? Pas sûr, malgré un dialogue cors / trombones glaçant. A vous de juger lors de la retransmission sur France-mu le 1/10…

Mais vous ne verrez pas le nuage de poussière soulevée par les coups de marteau, ni le fait que l’excellent cor solo apparaissait de loin comme le sosie de son collègue à l’orchestre de Paris, André Cazalet…

Le lendemain… je ne voulais pas en parler mais quand même : qu’il dirige en costume de ville, chemise col ouvert est une chose, mais que au bout de 5 ou 6 rappels, il mette ses 2 mains sous sa joue genre « vous êtes mimi mais j’ai un avion à prendre »… L’histoire des concerts est remplie de rappels bien plus longs que celui-là, on ne se rappelle pas d’une telle désinvolture… ou ce que l’on a pris comme telle.

We left at the intermission 2 years ago in the middle of a Schumann concert at La Villette. YNS led the Chamber Orchestra of Europe … Bundled up tonight at the1st  balcony in the heat of  the Theatre des Champs-Élysées (a clarinet player even brought her glass of water), it was hard to leave … and we were willing yet at the end of the first movement … The beginning lacked aggressiveness, the »Alma » was ok but it was played with the same unique beat, problems with balance, brass sometimes garish, mimicry from the conductor to try to bring out a particular trait incited more incongruity than characterization … In short, the conductor did not seem inspired by the score, and neither did we.

Following the usual order of movements, the Scherzo was of much better performance despite a passage a little « Nutcracker » to the end; it seemed that the rhythmic holding together better suited the succession of moods of this movement.

The Andante was a real success, a beautiful sound, a superb quartet of homogeneity.

The final, despite one or two tunnels a bit inevitable, concludes the evening on a high note; the orchestra had found his sound dynamics, it seems that the conductor (39 yo) conducted more on the beat than at the beginning. His technique had become breathtaking: no more mimicry also : just a great concentration of the conductor and
instrumentalists.

Did I heard Mahler sounds with my ears educated by those of Kubelik, Barbirolli or Solti in this 6th? Not sure, despite a chilling dialogue horns / trombones in the finale. You can make your own opinion since it will be broadcasted on France Musique on October 1.

But you will not see the cloud of dust raised by the hammer, or the fact that the excellent solo horn appeared from far as the double of his colleague in the orchestra of Paris, André Cazalet ..

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