Musiques chorales – Dominique Vellard – Nicole Corti

On publie peu en France de musiques chorales des XIX et XX siècles. Ces deux disques satisferont les amateurs.

Tout d’abord des pièces peu fréquentées de Franz Liszt pour chœur accompagné d’un harmonium, par l’ensemble Gille Binchois et le chœur « d’enfants » Altitude dirigés par Dominique Vellard. À la fois empreinte de chant grégorien et de polyphonies de la Renaissance, c’est une musique néanmoins de son temps, sans être de la musique sacrée de concert mais bien adaptée aux rites catholiques.

Les pièces enregistrées ici sont moins connues que Christus, le Te Deum ou Via crucis. Elles sont le plus souvent d’un caractère apaisé dans un style très épuré, comme dans les Septem sacramenta.

Enregistré à l’abbaye de Ligugé, ce CD publié chez Evidence inonde l’auditeur d’une belle lumière.


Tout autres répertoires, mais également sous le signe de la rareté, un florilège de pièces pour chœur d’hommes par l’ensemble Spirito dirigé par Nicole Corti. 20 hommes : à faire pâlir d’envie nombre de chœurs amateurs qui sont souvent à la recherche de voix graves.

On peut y entendre, outre quelques chants corses, des œuvres de Maurice Ohana (Nuées), Igor Stravinsky (Pater noster), Gustav Holst (Ave maria), Francis Poulenc (Quatre petites prières de Saint François d’Assise), Dmitri Chostakovitch (Fidélité), Vassili Soloviov-Sedoï (Nuits d’été), Béla Bartók (Cinq chansons populaires slovaques), Jean Sibelius (6 pièces chorales) et Zoltán Kodály (Esti Dal). Certaines pièces sont des transcriptions pour chœur d’hommes.

On remarquera les houles de la pièce d’Ohana, tournées vers l’aigu, difficile de croire qu’il s’agit d’un chœur masculin… un Stravinsky fervent dans sa simplicité, une très belle polyphonie de Holst, suivis des plus connues Quatre petites prières de Poulenc.
La cantate Viernost (« Fidélité ») de Chosta, composée de huit ballades – ici la n°5 – est d’une belle spiritualité ; chacun reconnaîtra la mélodie russe Podmokovnye vechera dès les premières notes. 
le disque se termine avec trois belles pièces chorales de Bartók  Sibelius et Kodály.

Un beau disque Hortus.

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