Les violoncellistes Emmanuelle Bertrand et Juliette Salmona

 

Brahms par Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel
Chopin et Franchomme par Juliette Salmona et Katherine Nikitine

Brahms

Il fallait bien que notre Du Pré nationale comme j’aime à l’appeler enregistre les sonates pour violoncelle de Brahms. Outre les 2 sonates on trouve dans ce CD 6 Sechs Liebeslieder et 2 Danses hongroises transcrites pour violoncelle et piano. Je ne commente en général que les CDs que j’ai reçus et retenus, mais je fais quelques exceptions, notamment pour Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel, deux magnifiques musiciens.
Je vais faire court car je risque de me répéter compte tenu du nombre de papiers que j’ai pu commettre sur les disques de chacun ensemble ou séparément (notamment une très belle sonate pour violoncelle de Chopin justement). L’extrême sensibilité d’archet, le lyrisme toujours maîtrisé d’Emmanuelle Bertrand est toujours en ‘osmose’ (cf. la vidéo) avec le toucher presqu’enveloppant de Pascal Amoyel. Outre les deux sonates, on trouvera sept transcriptions pour violoncelle et piano de lieder de Brahms permettant au violoncelle de chanter à souhait (on peut mettre la berceuse Wiegenlied pour endormir le petit…).

Un très beau disque.


Chopin / Franchomme

Le premier mouvement de la Sonate de Chopin me fait toujours penser aux œuvres de chambre un peu absconses de Fauré : il faut de la mémoire musicale pour apprécier pleinement ses plus de 15′.  L’interprétation de la violoncelliste Juliette Salmona et de la pianiste Katherine Nikitine m’a paru excellente. Sans les comparer avec la version des deux comparses ci-dessus, elle soutient la comparaison avec la récente version Capuçon / Wang, un peu de ‘chic’ instrumental en moins, mais avec au moins autant de poésie. Le disque est complété des transcriptions de 7 préludes et d’une valse de Chopin par Auguste-Joseph Franchomme, violoncelliste et compositeur français (1808-1884) ainsi que des pièces originales de ce dernier : un serein Chant d’adieux et 3 Nocturnes. La cantabile naturel du violoncelle se prête fort bien aux transcriptions (ce doit être frustrant pour la pianiste d’être obligée de partager…). Les deux pièces de Franchomme sont plus classiques mais très agréables.

Livret intéressant de  Katherine Nikitine. Un disque Hortus.

 

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