Jérémy Rohrer et l’Orchestre de Paris

Jérémy Rohrer et l’Orchestre de Paris
C’étaient les débuts avec l’Orchestre de Paris du chef d’orchestre Jérémy Rohrer et du pianiste Francesco Piemontesi.

Paul Dukas - Polyeucte, ouverture pour la tragédie de Corneille
Robert Schumann - Concerto pour piano
Felix Mendelssohn - Symphonie n° 4 "Italienne"

J’étais un peu inquiet connaissant le parcours de ce jeune chef français dans le répertoire « historiquement informé », à tort car j’ai été très séduit par sa prestation. Une gestique fluide, précise, sans chichi permettait à l’orchestre de Paris de donner une très belle prestation.

Une ouverture de Dukas pleine de contrastes et de couleurs, avec de superbes cordes débutait superbement ce concert, dans une atmosphère très franckiste. Juste un tunnel aux 2/3, mais la partition n’aide pas. Je passe directement à l’Italienne, interprétation enlevée, aux couleur idoines, superbe équilibre cordes / vents, avec dans le troisième mouvement les deux cors d’André Cazalet et, je crois, de Bernard Schirrer  quasi extra-terrestres… mais l’ensemble des musiciens serait à citer.

Si j’ai laissé le concerto de Schumann pour la fin, c’est que j’ai dû passé à côté ? Dès les premières notes j’ai senti que ça ne marcherait pas pour moi. Je n’ai pas de chance avec cette œuvre difficile à interpréter : j’avais quitté il y a quelques années le concert de Nézet-Séguin après ce même concerto que j’avais trouvé plombé par Angelich (quand je disais ça à des amis pianistes, j’avais droit à des haussements de sourcils ou des regard en biais…). Hier, j’avais l’impression d’entendre des séquences au piano, sans chant, sans véritable interprétation. Je me garderai bien de juger ces pianistes sur ces seules prestations. Francesco Piemontesi faisait preuve d’une belle virtuosité, même si les passages rapides sonnent un peu dur, d’une vraie projection sonore (ce n’est pas le cas de tous les pianistes dans cette salle) : ça sonnait donc bien mais ne me racontait rien. J’espère l’écouter dans un autre répertoire et me rendrai bien volontiers à une prochaine prestation de Jérémy Rohrer..

Public jeune (j’ai demandé à ma jeune voisine si le concerto lui avait plus : « oh oui, j’aime bien écouter du piano »), qui applaudit systématiquement entre les mouvements, cela devient la règle semble-t-il… Malgré de nombreux rappels, pas de bis.

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