Une grande anthologie Kaija Saariaho

À l’occasion du récent anniversaire de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, Ondine publie, uniquement en ligne, plus de 2 heures et demi de ses musiques, extraites de la quinzaine de CDs qu’il lui avait consacrée. Certains mélomanes connaissent sans doute un ou deux de ses cinq opéras, mais on connaît moins sa musique instrumentale. Il n’y a malheureusement pas de livret fourni avec cette édition ; pour aller au-delà de mes quelques notes, on se reportera à son site web [en] très bien conçu.

Le programme de cette édition, que j’ai complété et corrigé :


Ciel d’hiver for orchestra (2013)
Laterna Magica (2008)
River (from True Fire) (2014)
Petals (1988)
Graal théâtre, for solo violin and chamber orchestra (1997)
Fall (from Maa) (1991)
Sua katselen (from Leino Songs) (2005)
On fire (from Notes on Light) (2006)
Fleurs de Neige for string quartet (1998)
Pressentiments (from Émilie Suite) (2011)
Sempre dolce, ma energico, sempre a tempo (from Cloud Trio) (2009)
Première Station & Ultime Station (from La Passion de Simone) (2006)
L’Amour de loin (from Cinq reflets de l’amour de loin) (2001)
Quatre instants (2002)
Memento mori (from Orion) (2002)


Les œuvres proposées ont donc été écrites entre 1988 et 2014. Elles sont toutes interprétées par de remarquables musiciens ou chefs (Lintu, Oramo, Saraste, Salonen entre autres).

On trouvera sur le site de la compositrice des présentations des œuvres. J’ai procédé à une écoute par ordre chronologique et écrit quelques notes pour celles qui m’ont le plus marqué.

  • D’emblée un chef-d’œuvre : Petals est pour violoncelle et électronique, interprétée par Wilhelmina Smith ;  elle passionne de bout en bout.
  • Laterna magica est une pièce symphonique mystérieuse, prenante, aux épisodes variés, superbe de raffinement orchestral.
  • Graal théâtre est une sorte de concerto pour violon en deux mouvements – comme ailleurs, Kaija Saariaho propose une orchestration et une écriture pour le soliste sophistiquées, tout en promenant l’auditeur dans des univers sonores variés.
  • Cinq reflets de l’amour de loin sont une recomposition de  l’opéra L’Amour de loin créé en 2000, d’une orchestration aussi prenante que raffinée.
  • Quatre instants sur un poème de Amin Maalouf dans la version pour voix et piano, de ce fait, un peu austères
  • Memento Mori est le premier mouvement d’une pièce symphonique Orion, une pièce d’atmosphère interstellaire, spectrale.

On retrouvera les caractéristiques de la compositrice dans des pièces ultérieures, notamment Lanterna Magica, pièce d’une vingtaine de minutes pour orchestre.

Des heures de superbes musiques, dans un langage personnel. Écoutons-la répondre à Régis Campo lors des sessions consacrées à l’opéra par l’Académie des Beaux-arts.

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