Nouveautés musiques anciennes – Novembre 2021

À la découverte d’Augustin Pfleger, Roland de Lassus et la musique byzantine et des Concertos baroques pimentés.

Augustin Pfleger

J’avoue n’avoir jamais vu le nom d’Augustin Pfleger (1635-1686) auparavant. Il était d’origine bohémienne, né à Schlackenwerth, ville du Nord de la République tchèque, redevenue Ostrov après la Guerre. Il se situe entre Schütz et J.-S. Bach.
Martin Wåhlberg, chef norvégien – qui dirige ici l’Orkester Nord et l’ensemble Vox Nidrosiensis basés également en Norvège – propose un montage de cantates autour du thème de la Passion du Christ. Ces « cantates dialoguées », genre venu d’Italie sont d’un charme immédiat : on a l’impression de les avoir toujours entendues, avec ces lignes à la fois simples et très mélodiques. Les – excellents – chanteurs sont accompagnés par un ensemble d’instruments anciens hauts en couleur, avec parmi eux le psaltérion. On peut voir l’instrumentiste de l’ensemble sur ce type d’instrument ici.

Une heureuse découverte, avec un superbe livret – Aparté

 


Roland de Lassus

Une musique a capella moins immédiatement accessible mais d’une très belle intériorité. Le disque alterne les Prophéties de la Sybille de de Lassus avec des chants liturgiques byzantines. Les pièces de de Lassus sont lentes, plutôt tournées vers le grave malgré la présence d’une mezzo et d’une contralto. Certaines pièces anonymes de Constantinople apportent une animation bienvenue.
Interprétation très soignée de l’Ensemble Irini dirigé par Lila Hajosi.

Un disque Paraty.


Concertos baroques

L’excellent Freiburger Barockorchester sous la direction de Gottfried von der Goltz nous livre encore une fois un disque de grande qualité et haut en couleurs. Que ce soit les deux cors naturels d’un Sinfonia de Telemann, le fruité du hautbois dans un concerto de Giovanni Benedetto Platti, la bonhomie du basson dans un autre de Vivaldi. Après une Follia de Geminiani, le disque s’achève sur un concerto plein d’esprit de Telemann, pour piccolo, chalumeau et contrebasse. Comme on disait dans le temps, un disque à ranger plutôt à Telemann.

Un disque Aparté.

 

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