Orchestre des Pays de Savoie – Nicolas Chalvin

Orchestre des Pays de Savoie – Nicolas Chalvin

Orchestre des pays de Savoiee

Une bien belle soirée Mozartienne à Gaveau hier soir.  Dommage que la salle n’était pas archi-comble pour fêter les 30 ans de cet ensemble…
Un programme malin concocté par son chef, le talentueux Nicolas Chalvin : Les 4 mouvements de la 33e encadraient le 17e concerto joué par Cédric Tiberghien et 2 airs de Mozart [A Berenice… Sol nascente K 70 et Nehmt meinen Dansk K 383] chantés par l’impeccable soprano Sophie Karthaüser. Pour finir, les 2 solistes se joignaient à l’orchestre pour Ch’io mi scordi di te K 505.

Pour la petite histoire, trois des premières violonistes ayant pris la même rame de métro, je n’ai pu m’empêcher d’aller les saluer : j’ai ainsi appris qu’elles étaient très satisfaites de leur directeur musical – ça tombe bien : je l’interviewe la semaine prochaine, et que ce dernier était l’auteur de la transcription du bis qui fit son petit effet : Sympathique (je ne veux pas travailler) extrait des Banalités de Francis Poulenc, pièce qui a récemment connu son heure de gloire par la reprise qu’en a fait le groupe américain Pink Martini – et je les ai fait bien rire en leur confiant que je trouvais que le contrebassiste, Philippe Guingouain, me faisait irrésistiblement penser à Daniel Cohn-Bendit…

Un seul débit à ce concert : le concerto, qui m’a paru joué de façon virtuose mais sans grâce, mais il faut dire que le piano était juste devant la scène et, étant placé aux tous premiers rangs, c’était un peu pénible ; d’ailleurs dans las airs, le couvercle du Yamaha était fermé et ça allait beaucoup mieux. Nul doute que l’équilibre piano / orchestre sera parfait lors de la retransmission de ce concert sur France Musique – on m’a parlé du 18 juin prochain.

Au crédit tout le reste : l’orchestre, d’un haut niveau, notamment les cordes et les cors et singulièrement la musicalité du chef : un vrai bonheur d’entendre du Mozart sans les mièvreries d’antan ou les chichis d’aujourd’hui  : c’est alerte, vivant, contrasté : du bonheur. Je crois que j’ai oublié de dire combien la soprano était épatante : implication, prononciation, équilibre des registres, beauté vocale : tout y était !

Site de l’orchestre
Site de Nicolas Chalvin
Notice Sophie Karthaüser
Page FB de Cédric Tiberghien

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