Ma mère l’oye – Mother Goose – Maurice Ravel

Ma mère l’oye – Mother Goose – Maurice Ravel
Nouvel article : près de 40 versions comparées
New article : survey of almost 40 recordings

Ravel enfant - Edouard Ravel
Ravel enfant – Edouard Ravel

 

Je ne résiste jamais à la simplicité de cette musique si belle – et relativement facile à jouer – au piano et magnifiée dans son orchestration.

Je voudrais faire ici un panorama de sa discographie avec quelques versions.

Auparavant, si vous avez des enfants, je voudrais mentionner une animation très poétique réalisée pour illustrer cette œuvre.
Et aussi faire le point sur les différentes versions de l’œuvre. En effet la partition originale pour piano à quatre mains (1910) comporte 5 mouvements : Pavane de la belle au bois dormant – Petit poucet – Laideronnette, impératrice des pagodes – Entretiens de la belle et de la bête – Le jardin féerique.

Ravel en fit une version orchestrale en 1911 avec ces même numéros, puis une musique de ballet en 1912 qui lui vit adjoindre un « Prélude, la Danse du rouet et scène » et cinq interludes (notamment un superbe précédant Laideronnette) – tout en en changeant l’ordre. Mais ce n’est jamais mentionné sur le verso des CD. Par exemple, parmi les versions écoutées, Yannick Nézet-Séguin se contente des 5 morceaux originaux sans interlude, Désiré-Émile Ingelbrecht inclut Prélude, danse du rouet et scène, mais omet certains interludes maintenant souvent rattachés au morceau précédent et Bernard Haitink donne l’intégrale avec les 5 préludes dûment plagés…

Les enregistrements studio de cette œuvre se comptent par dizaines : un fill-up souvent pour des CD Ravel ou de musique française. On regrettera notamment de ne pas disposer d’une des nombreuses versions de Giulini. Nous avons écouté :
Désiré-Émile Inghelbrecht – Orchestre national de France – 1955
André Cluytens – Orchestre de la société des concerts de Conservatoire – 1962
Bernard Haitink – Concertgebouw orchestra – 1973
Jean Martinon – Orchestre de Paris – 1975
Pierre Boulez – Berliner philharmoniker – 1994
Yannick Nézet Séguin (YNS) – Rotterdam philharmonic – 2009.
Je les ai comparé mouvement par mouvement (les 5 de la suite originelle) et proposé celle que j’ai trouvé la meilleure pour chaque mouvement, en indiquant l’argument et le minutage de la version audio choisie. (si vous voulez suivre l’argument minuté, cliquez sur le bouton mp3 et afficher le dans une autre fenêtre).

Cette mère l’oye est bien difficile à rendre : marier précision et poésie, impact sonore et féérie…

Danse du rouet et scène :
Un jardin de féerie. A droite au premier plan, une vieille femme est assise à son rouet. La princesse Florine entre, sautant à la corde. Puis elle joue au volant. Elle trébuche et va donner sur le rouet dont la quenouille la blesse. La vieille appelle à l’aide. Les gentilshommes et demoiselles accourent. Il essaient vainement de ranimer la princesse qui faiblit et chancelle. Alors, on se rappelle la malédiction des fées. Deux dames d’atour viennent la préparer pour sa nuit séculaire, pendant que les seigneurs et les demoiselles dansent une Pavane lente et mélancolique.

Pavane de la belle au bois dormant : mp3
(0’35 ») Florine s’endort installée doucement dans le fauteuil de la vieille. Les seigneurs et les dames la saluent gravement et se retirent sur la pointe des pieds. (1’13 ») La vieille s’est redressée. Elle rejette sa cape sordide et paraît sous les vêtements somptueux et les traits charmants de la fée Bénigne. Elle va baiser au front la princesse endormie. – Interlude : Se détournant au fond du théâtre, elle siffle entre ses doigts. À ce signal surgissent deux négrillons. La fée leur confie la garde de Florine et le soin de distraire son sommeil [(?)]. Elle disparaît. Les négrillons s’avancent vers la princesse en s’inclinant cérémonieusement. Ils déroulent une banderole sur laquelle  est inscrit le titre du premier conte que l’on va représenter : Les entretiens de la Belle et de la Bête. Ils courent vers le fond de la scène. Se suspendent à deux commandes qui amènent une toile de fond : un boudoir galamment décoré. Ils viennent se placer aux deux côtés de l’avant-scène après avoir été chercher, l’un une boîte à poudre, l’autre un miroir.

Inghelbrecht est excellent, justement sonore, mais il manque la 2e partie !!! (qui est en fait l’interlude suivant que de nombreux chefs interprétant la seule suite, intègrent au mouvement précédent – ce n’est pas simple ! Cluytens pâtit d’une prise de son un peu floue et plate. Haitink donne plus de timbres et respecte au mieux les indications de la partition. Mais Martinon est encore plus contrasté au niveau des timbres (bois) et plus poétique. Boulez : comme souvent dans cette série d’enregistrements « 4D » de la DG, on a l’impression que l’ingénieur du son a placé deux rangées de rideaux entre l’orchestre et le micros. Les passages marqués « expressifs » ne le sont pas. YNS : On n’en a que la moitié ici aussi, le rythme de la fin avec les cordes en sourdine n’est pas tenu. Ce sera donc Martinon (seulement la 1ère partie) :

Entretiens de la belle et de la bête : mp3
Entre la Belle. Elle se dirige vers le miroir que porte le négrillon de gauche et arrange sa parure. (0’28 ») Elle prend le miroir et va vers le deuxième négrillon. Elle se poudre, pose une mouche au coin de sa lèvre. (0’50 ») Elle rend le miroir au premier négrillon et continue ses apprêts. (1’02 ») Du fond, à droite, entre la Bête. Les négrillons, en la voyant, tremblent éperdument. Devant les mouvements du miroir, la Belle s’interrompt, interdite. Elle se remet à sa toilette. (1’19 ») Soudain, dans la glace, elle aperçoit la Bête et reste pétrifiée. (1’26 ») Elle ose enfin se retourner et repousse avec horreur les déclarations de la Bête. (1’58 ») La Bête tombe à genoux, sanglotant. (2’06 ») Rassurée, la Belle se joue de la Bête avec coquetterie. (2’50 ») La Bête tombe évanouie de désespoir. Touchée par ce grand amour, la Belle la relève et lui accorde sa main. (2’53 ») Elle ne voit plus à ses pieds qu’un prince plus beau que l’Amour, qui la remercie d’avoir terminé son enchantement. (3’39 ») Le couple se retire… Interlude – Les négrillons saluent la princesse. Deuxième banderole : Petit Poucet. Ils courent vers le fond. Une forêt.

Inghelbrecht est très bien, peut-être un peu trop sonore, mais prenant. Cluytens est pas mal mais ça manque de raffinement dans la dynamique et ce n’est pas assez vivant à la fois. Haitink : une leçon de direction d’orchestre, même si les bois sont un peu trop veloutés à mon goût. Martinon est tout autant impeccable, avec plus de personnalité au niveau des solistes. Boulez : on n’est pas très concerné, certaines indications ne sont pas respectées, comme à la fin la reprise du tempo I qui est bien 20% plus rapide. YNS : c’est un peu faible instrumentalement parlant (violon solo, ..) c’est (trop) rapide, il y a des nuances exagérées pour faire des effets, mais au moins c’est vivant. Ce sera encore Martinon, j’abandonne Boulez.

Petit Poucet : mp3
(0’26 ») Entrent les sept enfants du bûcheron. Petit Poucet émiette un morceau de pain. (0’58 ») Hissé par ses frères, il interroge les alentours et ne découvre aucune habitation. (1’15 ») Les enfants se jettent dans les bras le uns et les autres en pleurant. (1’35 ») Petit Poucet les rassure en leur montrant le pain qu’il a semé le long de leur chemin. Ils se couchent au fond du théâtre et s’endorment. (1’59 ») Les oiseaux passent et mangent tout le pain. (2’10 ») À leur réveil, les enfants ne trouvent plus une miette. (2’48 ») Désespéré,  l’un des frères tombe à genoux, un second, deux autres, les deux derniers. A son tour, Petit Poucet, qui s’est contenu jusque-là, s’agenouille  sanglotant. Ils se relèvent et s’éloignent tristement. Les négrillons saluent. La lune éclaire la troisième banderole : Laideronnette, impératrice des pagodes. Ils courent vers le fond. Une tente drapée à la chinoise.

Inghelbrecht, sans aucun effet, donne bien l’impression de désarroi des jeunes garçons. Pas d’interlude ensuite. Cluytens est très élégant, mais c’est fade, en partie à cause de la prise de son. On abandonne cette version. Haitink est comme toujours très bien. Martinon déçoit un peu, trop de cordes ; par contre, dans l’interlude, aidés par la prise de son, on a droit à un superbe récital harpe / célesta… YNS : à peine une ou deux bricoles, c’est très bien, très belle ligne générale. On retiendra Inghelbrecht ici.

Laideronnette, impératrice des pagodes : mp3
(0’06 ») De tous côtés entrent des Pagodes et des Pagodines portant une lanterne. Petites mines, révérences. (1’10 ») La  danse s’interrompt. (1’18 ») Tous tombent à genoux. Puis à plat ventre. (1’27 »)  Parait la Laideronnette, en chinoise de Roucher, un loup de velours noir masquant son visage, une tulipe à la main. (1 »53″) Serpentin-Vert vient ramper amoureusement à ses côtés. (2’27 ») Pagodes et Pagodines, assis en cercle, jambes croisées, dans l’attitude des magots de porcelaine, abaissent et relèvent en mesure leur tête, leur langue et leurs mains. Au loin, le son d’une trompe de chasse. Les négrillons accourent et se hâtent de relever la toile de fond.

Inghelbrecht : c’es chinouâ à souhait… Haitink : le tempo est un peu retenu et ce n’est pas vraiment dans un « mouvement de marche », du coup ce n’est pas assez caractérisé ; de plus la sonorité de la salle enveloppe un peu trop les timbres.  Martinon est superbe, on voudrait citer, outre les cordes, tous les solistes, magistraux ; c’est moins immédiat qu’Inghelbrecht, mais quel interlude ensuite ! YNS : c’est trop rapide, on n’entend pas assez les parties. Ce sera encore Inhelbrecht.

Le jardin féerique : mp3
Entre le Prince Charmant, guidé par un Amour. (0’47 ») Il aperçoit la Princesse endormie. (1’40 ») Elle s’éveille en même temps que le jour se lève. (2’50 ») Tous les personnages des tableaux précédents rentrent en scène et se groupent autour du Prince et de la Princesse unis par l’Amour. (3’34 ») La fée Bénigne surgit et bénit le couple. Apothéose.

Inghelbrecht : on n’entend pas toutes les parties et ce n’est pas très féerique. Haitink est mieux, mais le son est encore un peu ouaté. Martinon : la beauté des cordes de l’introduction est superbe. Quel contrôle, c’est magnifique. Il y a peut-être encore mieux dans d’autres interprétations, mais ce doit être rare. YNS : il y a de curieux petits retards avant certaines mesures de l’introduction, on n’entend pas tout ensuite, assez prosaïque. Donc encore Martinon…

I can never resist the simplicity of this beautiful music – and relatively easy to play – the piano and magnified in its orchestration.

I would like to make a panorama of his discography with some versions.

Previously, if you have children, I want to mention a very poetic animation illustrating this work.
And also to review the different versions of the work. Indeed the original score for piano four hands (1910) has five movements: Pavane of Sleeping Beauty – Little Tom Thumb – Little Ugly Girl, Empress of the Pagodas – Conversation of the Beauty and the Beast – The fairy garden.

Ravel made ​​an orchestral version in 1911 with the same numbers, then a ballet music in 1912 which saw him add a « Prelude, Dance of the impeller and stage » and five interludes (including a great one before Laideronnette) – while changing order. But it is never mentioned on the back of the CDs. For example, among the versions heard, Yannick Nézet-Séguin is satisfied with the original 5 pieces without interlude, Désiré-Émile Ingelbrecht includes Prelude, wheel and dance scene, but omits some interludes now often linked to the previous song and Bernard Haitink gives the full with 5 preludes duly mentionned…

There are many recordings of this work: a frequent fill-up for a Ravel CD or French music. We particularly regret not having one of the many versions of Giulini. We listened to:

  • Désiré-Émile Inghelbrecht – Orchestre National de France – 1955
  • André Cluytens – Orchestre de la société des concerts de Conservatoire- 1962
  • Bernard Haitink – Concertgebouw orchestra – 1973
  • Jean Martinon – Orchestre de Paris – 1975
  • Pierre Boulez – Berliner philharmoniker – 1994
  • Yannick Nézet Séguin (YNS) – Rotterdam philharmonic – 2009.

I have compared them movement by movement (the 5 of the original suite) and proposed that I found the best for each movement, indicating the argument and the timing of the selected audio release. (If you want to follow the argument with the timeline, click on the mp3 button and display it in another window).

This Mother Goosee is difficult to make: marry poetry and precision, sound impact and magic …

Spinning Wheel Dance and Scene:
A garden fairy. In the right foreground, an old woman sitting at her spinning wheel. Princess Florine enters skipping. Then she plays racket. She stumbles and goes to the wheel and get injured by the spindle. The old woman calls for help. The gentlemen and ladies come running. They try in vain to revive the princess who weakens and falters. So we remember the curse of the fairies. Two ladies-come to prepare her for her secular night, while the lords and ladies dance a slow and melancholy Pavane.

Pavane of Sleeping Beauty:mp3
(0’35 « ) Florine slowly falls asleep in the chair of the old woman. Lords and ladies greet her seriously and withdrew on tiptoe. (1’13 ») The old woman recovers. She rejects hersordid cloak and appears in the sumptuous clothes and charming features of the fairy Benign. She kiss the forehead the sleeping princess. – Interlude: Turning away from the back of the theater, she hisses between his fingers. At this signal arise two little niggers. The fairy gives them custody of Florine and the care to distract her sleep [(?)]. She  disappears. The negroes advance towards the princess bowing ceremoniously. They place a banner on which is inscribed the title of the first story that will be represented: Conversation of Beauty and the Beast. They run to the back of the stage. Hang to two commands that displays a backdrop: a handsomely decorated boudoir. They are placed on both sides of the proscenium after fetching, one a powder box, the other a mirror.

Inghelbrecht is excellent, cleverly sounding, but it lacks the second part! (which is actually the next interlude that many conductors interpreting the only suite integrate to the previous movement – it is not easy! Cluytens suffers from a little fuzzy and flat sound Haitink gives more colors. respects best the indications in the score But Martinon is more contrasted in tones (wood) and more poetic. Boulez: as often in this series of recordings « 4D » by DG, it seems that sound engineer placed two rows of curtains between the orchestra and the microphones. Passages marked « expressive » are not. YNS:we have only half here, the rhythm of the end with the muted strings is not held. It will be Martinon (only the first part):

Conversation of Beauty and the Beast: mp3
Enters the Belle. She goes to the mirror held by the little nigger on the left and arranges her dress. (0’28 « ) She takes the mirror and goes to the second little nigger. She powders herself and poses a fly in the corner of her lip. (0’50 ») It gives back the mirror to the first little nigger and continues her preparations. (1’02 « )From the bottom, enters the Beast. The little niggers, seeing, shake madly. Given the movements of the mirror, the Belle stops, startled She goes back to her toilet. (1’19 « ) Suddenly, in the mirror, she sees the beast and stays petrified. (1’26 ») She finally dares to return and rejects with horror the Beast statements (1’58 ») The Beast falls to his knees, sobbing. (2’06 « ) Reassured, the Belle plays the Beast coquettishly. (2’50 ») The Beast faints in despair. Affected by this great love, the Belle makes him rise and gives him her hand. (2’53 « ) She then sees to her  feet a prince more beautiful than love who thanks her for stopping his enchantment. (3’39 ») The couple retires … Interlude – The little negroes greet the princess.S banner: Tom Thumb. They run to the bottom. A forest.

Inghelbrecht is fine, maybe a little too much noisy, but taking. Cluytens is not bad but it lacks of refinement in the dynamics and is not lively enough at the same time. Haitink: a lesson in conducting, even if the tones are too velvety for my taste. Martinon is equally impeccable, with more personality for the soloists. Boulez: we are not very concerned, some indications are not met, as in the end the resumption of tempo which is 20% faster. YNS: it is a little weak instrumentally speaking (solo violin…) is (too) fast, there are exaggerated nuances, but at least it’s alive. It will still be Martinon, I give up Boulez.

Tom Thumb: mp3
(0’26 « ) Enter the seven children of the logger. Tom Thumb crumbles a piece of bread. (0’58 « ) Hoisted by his brothers, he looks around and finds no home. (1’15 « ) The children threw themselves into the arms of the other crying. (1’35 « ) Tom Thumb reassures them by showing them the bread he has put along the way. They lie at the bottom of the theater and go to sleep. (1’59 « ) Birds pass by and eat all the bread. (2’10 « ) In their wake, the children no longer find a beat. (2’48 « ) Desperate, one of the brothers falls to his knees, a second, two others, the last two. In turn, Tom Thumb, which had contained himself until now knelt sobbing. They rise and go away sadly. The little negroes salute. The moon illuminates the third banner: Little Ugly Girl, Empress of the Pagodas. They run to the bottom. A Tent draped in a Chinese style.

Inghelbrecht, no effect, gives well the impression of disarray og the boys. Then no interlude. Cluytens is very elegant, but it is bland, partly because of the sound. We abandon this version. Haitink is as always very good. Martinon is a little disappointing, too many strings, but, in the interlude, aided by the sound, you are entitled to a superb recital harp / celesta … YNS: just one or two bits and is very good, very good general guideline. We keep Inghelbrecht here.

Little Ugly Girl, Empress of the Pagodas:
(0’06 « ) come from all sides Pagodas and Pagodines carrying a lantern. Small mines, bows. (1’10 ») The dancing stops. (1’18 « ) All fall to their knees. Then prone. (1’27 ») Appears the Little Ugly Girl as a Chinese by Roucher, a black velvet mask concealing her face, a tulip in hand. (1 » 53 « ) Green Little Snake comes crawling lovingly at her side. (2’27 ») and Pagodas Pagodines sitting in a circle, cross-legged in the attitude of light-blue porcelain, lower and raise their head at the same pace, their tongue and their hands. In the distance, the sound of a hunting horn. The little negroes rush and hurry to raise the background screen.

Inghelbrecht: this is as Chinese as whished … Haitink: the tempo is a little restrained and it is not really a « march movement », so it is not enough characterized; moreover the sound of the hall envelops too much the tones. Martinon is superb, we would like to mention, in addition to strings, all soloists, it is less immediate than Inghelbrecht, but the interlude is splendid! YNS:it is too fast, you do not quite hear the parties. It will still be Inhelbrecht.

The fairy garden: mp3
Enters the Charming Prince, guided by an Amour. (0’47 « ) He sees the Princess asleep. (1’40 ») She wakes up at the same time as the sun rises. (2’50 « ) All the characters from the previous scenes come into and gather around the Prince and Princess united by love. (3’34 ») Fairy Benign arose and blesses the couple. Apotheosis.

Inghelbrecht: we do not hear all parts and it is not very magical. Haitink is better, but the sound is a little muffled. Martinon: the beauty of the strings of the introduction is superb. What control it is wonderful. It may be better in other interpretations are, but it should be rare. YNS: there are curious small delays before certain measures of the introduction, we do not hear everything later on, it is rather prosaic. So again Martinon…

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