Il y a 2 ou 3 ans, en vacances dans le sud, j’entends répéter une mezzo-soprano et dit à ma femme : « c’est Karine Deshayes ! » avant de voir l’affiche du récital (un peu comme l’autre fois, perdus dans la banlieue ouest à cause de travaux, au détour d’un virage : « mais c’est la maison de Ravel ! » : on était bien à Monfort-Lamaury).
Bref, c’est pour dire que je suis heureux de conseiller deux récents CD où Karine Deshayes s’est produite.
Le plus récent consacré à Brahms la voit se produire avec 2 lieder – comment résister à la sonorité, la prononciation, les couleurs de la Deshayes dans les Zwei Gesänge ? Dès les premières notes, on est captivé – et un des mes dadas, notamment chez les chanteurs : l’intonation parfaite.
Le reste du programme est consacré à l’alto d’Arnaud Thorette. Tout le programme donne l’impression d’être dans un salon avec Brahms ; on aurait certes aimé plus de K. Deshayes, mais les transcriptions de Lieder pour alto sont également superbement jouées. Le plat de résistance est la Sonate op.120 n°2 également très bien interprétée. On notera l’apparition d’une soprano de 11 ans et d’un pianiste de 15, deux élèves au CRR de Paris et accessoirement les enfants d’Arnaud Thorette…
Un très beau disque de coin du feu parus chez Indésens.
Avec toujours le pianiste Johan Farjot, nous retrouvons Karine Deshayes et Arnaud Thorette dans un programme Schubert. Le « tube » du CD, Der Hirt auf dem Felsen surprendra un peu car la clarinette y a été remplacée par l’alto ; on perd un peu de couleur malgré les qualités d’Arnaud Thorette, mais on oublie vite à l’écoute de Karine Deshayes. La déception est réelle par contre de ne pas entendre celle-ci dans An die Musik, arrangée ici pour alto et piano.
On trouvera entre autres des Lieder oubliés de Schubert dont certains sur des textes italiens, comme les Vier Canzonen ou encore Auf dem Strom initialement pour voix, cor et piano.
Un autre très beau disque paru chez Klarthe.
