Bonne année cuivrée

Commençons l’année par un disque joyeux.

Le quintette de cuivres est une formation typée et répandue, de façon croissante en France (notamment issus des grands orchestres français). Elle est la plus répandue en Grande-Bretagne (brass bands) mais est aussi très présente dans d’autres pays européens.
Le répertoire, pour la musique classique, est principalement constitué de transcriptions du répertoire baroque, d’arrangements de musiques classique et romantique et de créations contemporaines.

Le quintette de cuivres est constitué de 2 trompettes, 1 cor, 1 trombone & 1 tuba.
Le Local brass s’est constitué il y a 10 ans au Conservatoire de Paris.
Au programme :

Fanfare pour précéder la Péri – Paul Dukas (arr. W. Barrington)
Casse-Noisette – Piotr Ilitch Tchaïkovski (arr. G. Philippot)
Le Roi s’amuse –  Léo Delibes (arr. G. Philippot)
Ductia Sine Tempus – Francois Chapuis (Création 2025)
Vals Peruano (Suite Americana n°1) – Enrique Crespo
Twisted Tango II – David Hudry (Création 2025)
Callirhoë – Cécile Chaminade (arr. G. Philippot)
Danses populaires roumaines – Béla Bartók (arr. G. Philippot)
Danses polovtsiennes – Alexandre Borodine (arr. G. Moreau)

La Fanfare de Dukas sonne évidemment un peu ‘mince’ avec ces 5 instrumentistes ; prise dans un tempo très allant, on préférera revenir à l’original dans la meilleure version que je connaisse, celle d’Armin Jordan – mais c’est une belle introduction.

J’ai été épaté et par les arrangements et par la virtuosité musicale de l’ensemble dans les extraits de Casse-noisette. Justesse des tempi, dynamiques millimétrées, virtuosité brillante et surtout les affects ou les effets que l’on aime et que l’on connaît évidemment par cœur se retrouvent ici intact (grâce aussi à l’arrangeur Gabriel Phillipot).
On est un peu surpris de voir un arrangement du peu joué Le Roi s’amuse de Léo Delibes – avec accompagnement de percussion. C’est également fort bien « troussé », avec même plus d’allure que dans un vielle version de Beecham. Encore plus de surprise avec Callirhoë, musique de ballet de Cécile Chaminade, pièces dansantes évidemment mais surtout chantantes et élégantes – ici la version originale du Pas des écharpes :

On trouvera également deux transcriptions de ‘tubes’ : les Danses roumaines de Bartók et, avec l’appui de quelques comparses, de superbes Danses polovtsiennes, avec toujours les mêmes contrôle et ‘abattage’.

Le programme comprend également un extrait de la Suite américaine du tromboniste d’origine uruguayenne Enrique Crespo (1941-2020) et deux créations contemporaines, notamment la pièce très prenante de Francois Chapuis.

Une très belle réussite parue chez Klarthe.

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