Berg – Webern – Schreker en Auvergne


L’orchestre national d’Auvergne propose :

Alban Berg – Lyrische Suite (1926) – Version orchestre à cordes de Berg et de Théo Verbey (1, 5 & 6)
Anton Webern – Langsamer Satz (1905)
Franz Schreker – Intermezzo – Scherzo pour orchestre à cordes (1900).

J’avais eu l’occasion d’entendre l’orchestre et son chef Roberto Forés Veses aux Invalides et apprécié tant la justesse de l’orchestre que son engagement et la direction aussi dynamique que précise de son jeune chef.

Il s’agit à ma connaissance du deuxième enregistrement de la Suite lyrique dans sa version pour orchestre à cordes, les n° 2 à 4 par Berg lui-même et les 1, 5 & 6 récemment par le compositeur néerlandais Théo Verbey, un premier avait été réalisé sous la direction de Jean-Guihen Queyras en 2014.  On pourrait imaginer une version transcrite pour orchestre à cordes avec le texte chanté pour le dernier mouvement (cf.). Le plus frappant est la grande clarté qui se dégage de l’orchestration et de l’interprétation ; je conseillerais au jeune mélomane qui voudrait aborder cette œuvre de commencer par l’écoute de cette transcription avant la formation originale pour quatuor à cordes.

Les deux compléments : on aurait peut-être pu préférer la Passacaille op. 1 de Webern à ce mouvement lent de jeunesse. On a oublié de nos jours que le compositeur également viennois, Franz Schreker, était plus célèbre en son temps pour ses opéras que Richard Strauss. Son Intermezzo est une pièce de jeunesse, alors que le Scherzo est de date inconnue et n’a été retrouvé que récemment. Ces deux pièces sonnent sonnent souvent comme du Vaughan Williams, mais sont d’une écoute agréable. Comme disaient les vieux critiques : « à ranger à Berg ».

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