Sibelius Millet – Beethoven Vigoureux

Jean Sibelius par Richard Millet – Bach, Beethoven par Audrey Vigoureux

Sibelius - Les cygnes et le silence - Richard Millet
Sibelius – Les cygnes et le silence – Richard Millet

Aucun rapport entre les deux objets : simplement, le salon étant miraculeusement libre en ce dimanche après-midi, je me suis dit que je pouvais aussi bien écouter un peu de musique en finissant l’Angélus de Millet, pardon le Sibelius de Millet, il fallait bien que le premier imbécile venu la fasse celle-là ; me suis connecté à Qobuz et « mis ce disque » : « Quasi una Fantasia » en fond sonore, fond sonore qui m’a empêché de finir de suite ma lecture…

Millet

Mais d’abord Jean par Richard : c’est évidemment d’une écriture aussi recherchée qu’élégante. C’est Régis Campo qui m’en a récemment rappelé la parution, il est d’ailleurs cité dans l’ouvrage, de même que Marc-André Dalbavie. Ce livre est un peu une lecture sur l’auteur au travers du parcours du compositeur finnois, traitant de la vie, donc de la mort ainsi que de la création artistique. Simplement quelques extraits pour donner envie.

A propos de Ferras et Neveu dans le Concerto (je me permets de rappeler le superbe concert Zuckerman / Kubelik, chef qui comme Furt ou Celi a dirigé très peu de Sibelius) : « … le sentiment quasi extatique d’apercevoir des oies sauvages au plus haut du ciel, dans le soleil levant, au-dessus de territoires sans limites ». D’ailleurs, citant Sibelius : « Rien au monde, ni l’art ni la musique, ne me touche plus que les cygnes et les grues sauvages ».
A propos de la 2e symphonie « … comme si, pour mon plus grand bonheur, cette musique m’avait désolidarisé de mon être social pour me faire entrer dans la grande lessive céleste ». Un bien bel ouvrage de cet amateur éclairé de musique contemporaine cf. qui donne envie de se replonger dans la musique de Sibelius… cf.

Vigoureux

Audrey Vigoureux - Quasi una Fantasia
Audrey Vigoureux – Quasi una Fantasia

Voici donc la ‘coupable’ : c’est toujours un bonheur de mettre une musique en fond sonore et d’être forcé d’arrêter son activité principale pour monter le volume et se mettre à écouter attentivement… C’est bien le cas ici, je remets la plage un : le début de la sonate « Quasi una Fantasia » de Beethoven parait pourtant bien timide, presque grisâtre, mais très vite les éléments d’un discours aussi sensible qu’intelligent, des nuances, des couleurs, des allures, des éclairages que l’on n’entend guère de nos jours forcent l’écoute. Ce sera pareil pour les 2 Fantaisies et fugues de Bach et pour l’op. 110. J’aurais bien essayé d’écrire de justes propos à propos de ce CD, mais malheureusement son confrère Valentin Peiry a signé dans le livret des phrases excellentes et je préfère citer seulement celle-ci : « Le feu et le cristal s’unissent dans ce disque rare ». C’est tout à fait çà, une jeune (*1981) pianiste suisse que l’on espère écouter bientôt en concert.

2 réflexions sur « Sibelius Millet – Beethoven Vigoureux »

  1. Furtwängler, dans Sibelius, pour ce que j’en connais -Concerto pour violon avec Kulenkampff; En Saga, 1x avec Vienne, 1X avec Berlin-, c’est bien, mais pas extraordinaire non plus !
    Quant à Celibidache, il a livré une assez belle version du diptyque 2ème + 5ème, chez DGG, avec l’orchestre de la radio suédoise : c’est moins insupportable que ce qu’il a fait ensuite, car plus ancien 😉
    Ce livre donne envie !

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