Samson et Dalila à l’Opéra de Paris

Samson et Dalila à l’Opéra de Paris

Samson et Dalila à l'Opéra de Paris
Samson et Dalila à l’Opéra de Paris

Quelle bonne idée de redonner cet opéra de Saint-Saëns, le seul devenu célèbre, après bien des vicissitudes, des 12 qu’il a composés. Il n’avait pas été monté à Paris depuis près de 25 ans.

Est-ce pour autant un pilier incontournable de l’opéra français au même titre que Pelléas ? Je n’irai pas jusque-là : l’œuvre est un peu décousue, alternant par exemple chœurs d’oratorio, chœurs langoureux ou chœurs « turba » – dixit Philippe Jordan, terme que j’ignorais je l’avoue. Mais l’ensemble est efficace, comme la gestion du long duo central où Samson finit par révéler son secret.

La mise en scène de Damiano Michieletto porte l’action dans le monde contemporain, jouant habilement d’un caisson central permettant nombre de combinaisons scéniques, au risque de parfois gêner un peu le plein essor des voix. Certes, on peut lui reprocher d’avoir ajouté des scènes muettes, comme pour ajouter son grain de sel, comme lorsque Dalila tourne autour de Samson prisonnier, apparemment pleine de remords, ce que le livret ne dit pas ; certes le troisième acte était difficile à meubler et l’on s’attendait bien sûr à ce que les Philistins en habit contemporain revêtent des costumes antiques à l’occasion de la fête finale, mais sa mise en scène vivante et habile ne justifiait pas les huées qui ont accueilli son salut.

Après un début un peu délicat, Philippe Jordan a su comme à l’accoutumée et maîtriser et galvaniser les forces en présence. L’orchestre (le « bleu ») était comme toujours excellent, on a eu la confirmation du talent vocal et théâtral d’Anita Rachvelishvili et peut être au-dessus de tout, la qualité du chœur de l’Opéra préparé par José Luis Basso, qui eurent droit à un triomphe mérité.

La dernière représentation a lieu le 5 novembre. Ce spectacle sera donné l’an prochain au Met, qui l’a coproduit.

C’était la première hier soir : on avait l’impression que tout le CAC 40 était là, de nombreux anciens ministres également, mais je n’ai vu personne de l’actuel gouvernement…
Philippe Jordan m’a dit – et il en avait vraiment l’air – être ravi et du choix de l’œuvre et de la prestation de la soirée. Stéphane Lissner a donné ensuite une petite conférence, félicitant les équipes et les artistes ; j’ai noté que les temps étaient un peu difficiles suite à la faible fréquentation touristique actuelle…

Philippe Jordan et Stéphane Lissner
Philippe Jordan et Stéphane Lissner

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour finir, un modèle de chant français.

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