Pascal Gallois – Solo – Neuwirth – Boulez – Berio

Pascal Gallois – Solo – Neuwirth – Boulez – Berio

Pascal Gallois - Berio - Boulez - Neuwirth
Pascal Gallois – Berio – Boulez – Neuwirth

Si Pascal Gallois a souhaité faire rééditer ce CD (reprise d’enregistrements déjà parus chez Stradivarius) en hommage à Pierre Boulez pour ses 90 ans, ce n’en est pas moins – et à juste titre – un CD consacré à Pascal Gallois au travers d’œuvres de trois compositeurs avec lesquels il a travaillé et créé les œuvres.

Neuwirth – Torsio

L’œuvre commence de façon presque jubilatoire, avant l’apparition de la partie enregistrée lui conférant une atmosphère mystérieuse soulignée par les longues tenues ou les saisissantes modulations de l’instrument. Le soliste reprendra ensuite sa démarche un peu goguenarde, rejoint par des fonds de musique festive, un peu comme si le basson du Sacre s’était échappé pour aller faire la fête. Une œuvre amusante et efficace, créée dans sa version avec orchestre le 31 janvier 2002 à Radio France par Pascal Gallois et l’Ensemble intercontemporain dirigé par Sylvain Cambreling.

Berio – Sequenza XII per fagotto

Inspirée au compositeur et créée par Pascal Gallois (1997), cette oeuvre a été souvent remaniée par le compositeur jusqu’à sa disparition. en 2003. On a curieusement l’impression d’entendre souvent deux instruments… C’est un sorte de longue (près de 19′) déambulation explorant nombre de nouvelles techniques pour l’instrument, ou plutôt une sorte de longue cantilène à la fois chaleureuse et doucement plaintive.

Boulez – Dialogue de l’ombre double

Composée initialement pour clarinette et électronique en 1985 pour les 60 ans de Berio, c’est à l’instigation de Pascal Gallois que Boulez en fit une version pour basson en 1995. Dommage que sigles, strophes et transitions n’aient pas été plagés.
L’œuvre sonne d’emblée plus rythmée que les précédentes. À écouter de préférence au casque pour mieux apprécier la répartition spatiale de la partie enregistrée. Si l’ambitus de l’instrument paraît moins exploré que dans les deux autres pièces, le « dialogue » entre l’instrument et son double crée une dramaturgie certaine.
Il existe aussi deux versions pour saxophone et pour flûte. La version initiale pour clarinette (Alain Damiens) écoutée ensuite paraît à la fois plus volubile et plus ‘fluette’.

Un grand bravo à ce superbe musicien, maintenant également chef d’orchestre.

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