Orchestre de Paris – Daniel Harding – Renaud Capuçon – Jörg Widmann

Orchestre de Paris – Daniel HardingRenaud Capuçon – Jörg Widmann

Daniel Harding - Renaud Capuçon
Daniel Harding – Renaud Capuçon

Beethoven - Concerto pour violon - Ouverture Leonore II
Jörg Widmann - Babylon-Suite

Billet

Le billet était intitulé « Le concerto pour violon de Beethoven par R. Capuçon », mais cette fois pas de Gennady Rozhdestvensky pour en prendre ombrage…

Capuçon

On ne sait que louer chez ce violoniste, tant il réunit toutes les qualités : justesse d’intonation, timbres ensorcelants, dynamique, projection, présence, etc. Il réussissait à mettre dans sa poche un public pourtant bien toussant dès  les premières notes ppp de l’air de Gluck qu’il donnait en bis…

Harding et l’ODP

Une bonne entente semble prévaloir aux relations entre l’Orchestre de Paris et son nouveau directeur musical. J’avais entendu ce chef il y a cinq ans et avait conclu « un chef à suivre, même si on a quand même manqué d’émotion ce soir-là ». Son Beethoven est limpide, élégant, mais malgré ses tempi judicieux, on n’était pas entièrement captivé dans le concerto ni transporté par Leonore. Par contre sa maîtrise technique, le travail de préparation, la haute qualité de tout l’orchestre et l’investissement de chacun faisaient merveille dans le pièce qui suivait.

A propos de l’orchestre, un site très bien fait pour en découvrir les instruments : www.orchestredeparis.com/figuresdenotes/

Jörg Widmann (1973*)

Ce compositeur – clarinettiste a décidément le vent en poupe en ce moment : récemment, création d’un oratorio lors du concert d’ouverture de la Philharmonie de Hambourg, une pièce pour piano et orchestre à Cleveland, une autre pour orchestre bientôt dirigée par Barenboïm…

La Babylon-Suite est tirée d’un opéra relatant l’opposition des Babyloniens et de juifs exilés, d’où l’alternance de passages tonitruants avec d’autres plus lyriques. Orchestration souvent « kolossale » – avec de beaus solos dédiés à… la clarinette, musiques de foire (munichoise) voire de flonflons, passages malhériens, instrumentation au goût du jour (percussions jouées avec archets, accordéon – d’une grande présence sonore, claquement de doigts ou onomatopées des instrumentistes, etc. ). Une musique qui me faisait penser à celle d’un David del Tredici, immédiate, parfois facile, souvent ébouriffante. Succès mérité en tout cas pour l’orchestre et le chef (qui a programmé du Birtwistle pour leur prochain concert).

 

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