Orchestre de chambre Nouvelle Europe – Christian Elin saxophone

Orchestre de chambre Nouvelle Europe – Christian Elin saxophone

Enjott Schneider - Christian Elin - Nicolas Krauze
Enjott Schneider – Christian Elin – Nicolas Krauze

Une bien belle soirée hier au théâtre des Sablons de Neuilly (très belle salle, accueil affable, curieusement sans contrôle à l’entrée).

Cet orchestre d’à peine une vingtaine de musiciens se voyait complété par quelques free-lances pour jouer la 9ème de Beethoven et par le tout récent chœur de chambre Nouvelle Europe afin de fêter ses 10 ans d’existence.

Composé de jeunes instrumentistes, l’orchestre a fait montre de très belles qualités, même si dès Siegfried Idyll on notait des pupitres de vents manquant parfois d’un peu d’homogénéité ou de projection. Mais ce ne sont là que broutilles par rapport au plaisir musical ressenti, lequel n’est pas systématiquement au rendez-vous avec des orchestres et des salles plus prestigieux…

Suivait une création mondiale d’une œuvre de 10’ « Cri muet », pour orchestre, chœur et saxophone du compositeur allemand Enjott Schneider, – label « nouvelle Europe » oblige et c’est tant mieux – par ailleurs président de l’équivalent de la SACEM allemande. Il s’agit sans doute de la première œuvre écrite en mémoire aux victimes des attentats parisiens de novembre 2015. Une belle œuvre, touchante, avec de belles interventions du soliste. Lequel a donné en bis une de ses compositions.
Christian Elin se produit notamment avec les orchestres Munichois ; et pour la projection sonore, on était gâtés avec son bis ! Sa composition et son interprétation étaient extraordinaires, une sorte de longue procession à la fois répétitive et polyphonique, on aurait dit une sorte de chaman ! Cette composition s’intitule « Prelude and hymn », la voici ci-dessous, c’était encore plus prenant hier…

Enfin une superbe 9ème de Beethoven impeccablement dirigée et interprétée par Nicolas Krauze, avec des tempi toujours judicieux, un 2e mouvement superbe de dynamique, un final enlevé, comme on entend finalement peu. Un léger tunnel dans le 3e mouvement permettait d’observer quelques minauderies des contrebassistes ou les trombonistes commentant la poitrine de la soprano : un orchestre de jeunes ! Mention particulière pour le tout nouveau chœur : si quelques problèmes d’homogénéité pouvaient se faire remarquer au pupitre des mezzos, c’était une prestation remarquable, il faut en citer le nom de sa directrice, Mariana Yotova.

Deux ensembles de qualité – l’orchestre se produira en France tout au long de l’été – cf. et un chef à suivre.

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