Nouveautés Schumann – Bianconi, Collard, Carlos, von Eckardstein

Nouveautés Schumann – Bianconi, Collard, Carlos, von Eckardstein

Schumann - Bianconi, Collard, Carlos, von Eckardstein
Schumann – Bianconi, Collard, Carlos, von Eckardstein

4 CD récents consacrés au piano de Schumann (et il y en a d’autres). Un allemand, deux français et un espagnol.. J’ai limité mes commentaires à deux œuvres communes aux différents CD. Mais  l’amateur du piano de Schumann trouvera du bonheur musical dans chacun de ces albums.

CAvi-music 
Fantasiestücke Op. 111, Fantasie Op. 17 – Severin von Eckardstein
La Dolce Volta 
Papillons op. 2, Carnaval Op.9, Davidsbündlertänze opus 6 – Philippe Bianconi
Fantasie Op. 17 & Kreisleriana Op. 16 – Jean-Philippe Collard
Odradek records 
Carnaval Op.9, Faschingsschwank aus Wien, Op. 26, Geistervariationen – Juan Carlos (Juan Carlos Fernández-Nieto)

Fantaisie
  • Le pianiste allemand Severin von Eckardstein (38 ans) s’est déjà fait une solide réputation auprès de certains critiques. L’instrument sonne légèrement voilé. Le moins que l’on puisse dire est que ce n’est pas joué « droit » au mauvais sens du terme : du rubato, des emportements, une version personnelle qui m’a paru au départ un peu extérieure mais qui en fait réserve de très beaux moments, tels certaines carrures rythmiques ou des passages d’une belle intériorité poétique. Le 2 m’a paru un peu en deçà, mais que de belles ambiances dans sa lecture rêveuse du 3.
  • Jean-Philippe Collard (69 ans) : Difficile d’imaginer plus grand contraste avec le précédent. La lecture est peut-être plus traditionnelle, plus resserrée, mais avec plus d’impact au risque de quelques duretés dans certains passages rapides et plus de cohérence. [Je cherche un 2 qui me plaise : les déjà anciens enregistrements de Pollini et surtout d’Argerich zinguent, les plus anciens (Nat…) ne sont plus au niveau technique d’aujourd’hui : à approfondir]. Mais le 3 de Collard est également très beau, à peine moins poétique que le précédent.
Carnaval 

Je m’étais lancé il y a 3 ans dans une discographie de cette œuvre et j’étais tombé en arrêt, après Arrau, au disque de Nicolas Diatkine.

  • J’avais été emballé par le Schumann du récent récital de Philippe Bianconi (56 ans) à Gaveau (auquel assistait un certain Jean-Philippe Collard). Le piano sonne un peu dur (1), il y a des fulgurances, de l’intériorité (5), de la faconde (10), etc. Une version toujours juste, souvent évidente, qui n’aurait pas dépareillé mon début de discographie. Mais pourquoi ne pas faire Sphinxes ? (en bonus un superbement énoncé Fantasiestücke, Op. 12: I. Des Abends)
  • Quelle idée de se faire appeler « Juan Carlos » : difficile de trouver son site via Google ! On a pu apprécier certaines productions de ce label, notamment Schoenberg par Pina Napolitano. J’ai été ébloui par ce disque : ce pianiste espagnol de 30 ans propose un pianisme « rare » : tout en pulpe des doigts, d’une parfaite homogénéité des registres : tout timbre, tout est clair, sonnant, jamais dur, on dirait parfois de l’orgue ou… du Arrau. Par exemple, l’évidence de son « Chopin » tout en délicatesse,  Et quel Steinway ! 

Quatres beaux CD donc, mais une révélation : le « piano-roi » du dénommé Juan Carlos.




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