Musiques palestiniennes pour piano

Musiques palestiniennes pour piano
Il y a tant d’éditeurs ou d’artistes qui cherchent à sortir des sentiers battus, le producteur et éditeur Gideon Boss l’a fait de belle manière. Et ce producteur israélien a choisi d’illustrer des compositeurs d’origine palestinienne ; basé en Allemagne dorénavant, il avait produit le disque Tchaikovsky et 2 albums du Festival international de musique de chambre de Jérusalem d’Elena Bashkirova.
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Salvador Arnita (1914-1985) - Introduction and oriental Danse n° 1 (1942)




Samir Odeh-Tamimi (1970*) - Eine Erinnerung für des Vergessen (2006)







Amin Nasser (1935*) - Sonata n° 5 (2002)







Mounir Anastas (1963*) - Petite étude pour la paix (2001)







Habib Hassan Touma (1934-1998) - Suite Arabe (1960), Taqsim (1966*) 
Patrick Lama (1940*) - Huit variations sur un thème palestinien (1983)







Wisam Gibran (1970*) - From Silence to Silence (2002-2009)






Nasri Fernando Dueri (1932*) - Memories of Bethlehem (1952)


 
 



Fadi Deeb, piano

La grande majorité des compositeurs évoqués dans ce CD ont fait leur éducation musicale en dehors de leur pays d’origine. La variété des styles  empêche sans doute de parler d’une « école palestinienne », si ce n’est une sorte de douce mélancolie prégnante.

La danse orientale de Salvador Arnita est dans la lignée Liszt Saint-Saëns avec de belles touches arabisantes.
Plus moderne, « un souvenir pour les oubliés » de Samir Odeh-Tamimi utilise registres opposés, clusters, ainsi qu’un carillon en bambou et une cymbale chinoise. 
La sereine 5e sonate d’Amin Nasser est une œuvre plus tonale, très représentative de cette douce mélancolie que je citais.
La Petite étude pour la paix de Mounir Anastas,  malgré une syntaxe plus moderne et un plus grand ambitus rythmique et dynamique, nous laisse dans cette même ambiance.
La Suite Arabe et surtout Taqsim de Habib Hassan Touma évoquent le maqâm, mode de gestion des mélodies et des intervalles hérités des ragas indiens. 
Les Huit variations sur un thème palestinien de Patrick Lama d’un mezza voce constant et leur relative complexité distillent une ambiance apaisée très prenante.
Du silence au silence de  Wisam Gibran est en quatre parties d’où se dégagent une impression onirique.
Enfin, les Souvenirs de Bethléem de Nasri Fernando Dueri relèvent plutôt de la musique légère, semblant jouée dans un bar improbable de Bethléem.

Une très belle initiative, interprétée avec un bel engagement par Fadi Deeb et un livret aussi documenté que précis.

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