Murray Perahia à la Philharmonie

perahia

  • Johann Sebastian Bach
    Suite française n°6 en mi majeur BWV 817
  • Joseph Haydn
    Sonate n°31 en la bémol majeur Hob.XVI.46
    Variations en fa mineur Hob.XVII:6
  • Ludwig van Beethoven
    Sonate n°14 Op.27 n°2 « Clair de lune »
  • Entracte
  • César Franck
    Prélude, Choral et Fugue
  • Frédéric Chopin
    Scherzo n°1 op. 20

En 2012, au début de ce blog, j’avais fait un papier sur un concert de Perahia à Pleyel, mon seul papier négatif sur un concert, je préfère depuis m’abstenir ici. Rien n’allait en effet ce soir là et nous avions quitté à l’entracte, un peu dépités.
Rien de tel hier soir, on avait bien affaire – dans le cadre de la série Piano quatre étoiles – à l’artiste de grande classe, un maître du clavier dont la maîtrise de la sonorité le dispute à l’élégance des lectures. C’était mon premier récital de piano à la Philharmonie I (au parterre) : j’avais un peu peur du résultat, mais c’est assez épatant de clarté et de confort d’écoute, même si bien sûr on ne ressent pas physiquement l’instrument comme cela peut être le cas à Gaveau.

Je passerai rapidement sur le Bach, j’y ai toujours trouvé Perahia (malgré de beaux concertos au disque) un peu trop lisse. Mais quel bonheur d’entendre un pianiste qui ne tape pas, qui ne fait pas d’effet genre « tiens ce contre-chant vous ne l’aviez jamais entendu », qui sait jouer piano et qui montre une homogénéité sonore unique. Ses Haydn étaient superbes d’esprit et d’humour, avec une découverte je l’avoue : l’Andante est une œuvre magnifique.
Sa Clair de lune n’avait rien à voir avec celle de 2012 ; je ne sais pourquoi mais le rendu global me faisait penser à un œuf de Fabergé, c’est d’une telle beauté artisanale, il vous fait voyager mine de rien dans cette œuvre pourtant bien rabâchée, voyage aux couleurs un peu schubertiennes d’ailleurs.
Un Prélude, Choral et Fugue au discours très clair, avec une fin de la « fugue » sidérante, où, malgré le tempo et la profusion de notes, il arrive à faire ressortir le tout avec clarté. Enfin, un scherzo avec une sonorité de grand style (bonheur d’entendre aussi un beau Steinway  bien réglé, ce n’est pas toujours le cas).

À noter :

  • qu’il reviendra en mars 2016 (Haydn : Variations en fa mineur Hob XVII : 6 – Mozart : Sonate KV 310  – Brahms : 4 Klavierstücke Op.119 et Beethoven : Sonate n°29 Op.106 « Hammerklavier) – et en mai avec l’Academy of Saint Martin in the Fields (Mozart 9 + Inachevée)
  • et qu’au programme 2015-2016 de la série Piano quatre étoiles on annonce également les 9 & 10 novembre : Andris Nelsons / Martha Argerich / Lucerne : Prokofiev cto n°3 et Mahler 5…

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