Kirill Kondrashin – Hommage

Kirill Kondrashin – Hommage

Kirill Kondrashin - Shostakovich - Prokoviev - Praga Digitals
Kirill Kondrashin – Shostakovich – Prokofiev – Praga Digitals

Kirill Kondrashin – Hommage

On rappellera qu’après son exil en 1978, Kondrashin allait succéder à Kubelík à la tête de l’orchestre symphonique de la radio bavaroise pour la saison 1982/83, mais il décéda en 1981. Pierre Barbier, qui eu l’occasion de travailler avec lui à Prague, se rappelle l’avoir vu diriger le National de France sans un mot, uniquement par les yeux et les gestes. On lui doit bien sûr la meilleure intégrale Chostakovitch et surtout un enregistrement légendaire des Danses symphoniques de Rachmaninov chez Melodya.Babi_Jar_ravijnPour la 13e symphonie « Babi Yar », Pierre Barbier rappelle que les autorités firent modifier le texte d’Evrouchenko pour préciser que le massacre de 20 000 juifs par les nazis dans ce ravin près de Kiev concernait également des Russes et des Ukrainiens… Après le refus de Mravinsky, Kondrashin créa cette symphonie le 18 décembre 1962. Il s’agit ici d’un concert donné le surlendemain, avec les mêmes forces : l’orchestre philharmonique de Moscou et Vitaly Gromadsky, basse. Dès le premier son de cloche, on sait que l’on aura là une superbe interprétation, avec un orchestre buriné et tout le ‘drive’ attendu pour servir cette musique.

La cantate Octobre devait commémorer les 20 ans de la révolution d’octobre, en 1937 donc. La création devait réunir 500 exécutants sur la Place rouge. Averti du délire paranoïaque croissant de Staline, Prokofiev préféra s’abstenir. La première en 1966 restituée ici ne comporte que les 5 morceaux que put rassembler le chef. Curieusement, l’œuvre sonne comme du Chostakovitch – elle ne fait pas dans la finesse, mais c’est très spectaculaire, surtout grâce au merveilleux chœur Yurlov ! Le tout d’une qualité sonore inespérée comme d’habitude.
(le dessin de la pochette est de son épouse Nolda Broekstra) :
Nolda Broekstra

Kirill Kondrashin – Hommage

It will be recalled that after his exile in 1978, Kondrashin should have succeeded to Kubelík at the head of the  of the Bavarian Radio Symphony Orchestra for the 1982/83 season, but he died in 1981. Pierre Barbier, who had the opportunity to work with him in Prague, recalls seeing him conducting the Orchestre National de France without a word, only through the eyes and gestures. We ough him of course the best complete Shostakovich symphonies and the legendary recording of Rachmaninov Symphonic Dances (Melodya).Babi_Jar_ravijn

For the 13th symphony  » Babi Yar « , Pierre Barbier recalls that the Russian authorities did change the text by Evrouchenko to state that the massacre of 20,000 Jews by the Nazis in the ravine near Kiev also concerned Russians and Ukrainians… After the refusal of Mravinsky , Kondrashin created this symphony on December 18, 1962. This concert was given two days later, with the same forces: and Moscow Philharmonic orchestra & Vitaly Gromadsky, bass . From the first bell ring, we know that we have here a beautiful interpretation, with a weathered orchestra and all the ‘ drive’ expected to serve the music.

The cantata October was to commemorate the 20th anniversary of the October Revolution in 1937 thus. The creation was to gather 500 performers on Red Square . Warned of the growing paranoia of Stalin, Prokofiev chose to abstain. The premiere in 1966 returned here only contains 5 pieces that could be gathered by the conductor.
Curiously , the work sounds like Shostakovich – it is not in finesse, but it is very spectacular, especially thanks to the wonderful choir Yurlov! All is in an unexpected sound quality as usual.
(the design of the cover was made by his wife Nolda Broekstra).Nolda Broekstra

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