Emmanuel Chabrier – España

Emmanuel Chabrier – España

Emmanuel Chabrier
Emmanuel Chabrier

L’œuvre la plus connue d’Emmanuel Chabrier, le plus fameux natif d’Ambert, date de 1883.  Mahler, qui la dirigea souvent, déclara un jour lors d’une répétition que c’était « les débuts de la musique moderne » (on a pu lire que le Scherzo-valse de sa Suite Pastorale avait plus ou moins inspiré le Rondo Burleske de la 9e de Gustav…).

La musique orchestrale de Chabrier est à la fois d’une rythmique quasi paysanne et pourtant sophistiquée, d’une inspiration vulgaire autant qu’élégante, d’une orchestration parfois naïve et pourtant rutilante, bref, Mahler ne pouvait qu’être séduit !

Accessoirement, Chabrier initia d’autres compositeurs français à la musique « hispanisante » (Debussy – Iberia, Ravel – Rhapsodie espagnole…).

España a connu quelques avatars : tout d’abord la Valse-fantaisie de Waldteufel :

The best known work by Emmanuel Chabrier goes back to 1883.  Mahler, who often directed it, declared one day during a rehearsal that it was “the beginnings of the modern music” (I have read somewhere that the Scherzo-waltz of his Suite pastorale had more or less inspired the Rondo Burleske of  Gustav’s 9th…).

The orchestral music of Chabrier is at the same time of rhythmically quasi ‘peasant’ and yet sophisticated, of a vulgar inspiration as much as elegant, with sometimes naive and yet glowing orchestration, in short, everything for Mahler’s taste! 

Incidentally, Chabrier initiated other French composers with the “Hispanic” music  (Debussy – Iberia, Ravel – Rhapsodie espagnole).

España knew some misadventures: first of all the Waltz by Waldteufel:

 

Ensuite, le thème principal fut repris pour un « hit » américain en 1956 « Hot Diggity » (Dog Ziggity Boom)…

Then, the principal theme was taken again for an American “hit” in 1956 “Hot Diggity” (Dog Ziggity Boom)…

Discographie

Ansermet, pourtant génial dans Falla, loupe son España, trop lent (mais de superbes Joyeuse marche et Danse slave).
Argenta est très « guitare » mais un peu démonstratif.

Un « nanar » : Leibowitz  au début des années 60.
Une excellente version, comme à peu près tout ce qu’il enregistra dans les années 70 avec le Philharmonia : Muti, un peu rapide cette fois, mais brillant.

Ceux qui me connaissent souriront en voyant que je préfère la version de concert de Kubelík : il fallait bien le plus grand Mahlérien de la 2e partie du XXe siècle pour rendre cette musique avec la classe qui convient…

Discography

Ansermet, however brilliant in Falla, misses his España, too slow (but superb Joyeuse marche and Danse slave).
Argenta is very “guitar” but a little conclusive. 
A “gimmic”: Leibowitz at the beginning of the 60′.
An excellent version, as about all that he recorded in the Seventies for EMI: Muti, a little fast this time, but shining. 

Those who know me will smile by reading I prefer the live version by Kubelík: it needed the best Mahlerian of the 2nd part of the XXe century to give this music the class it deserves…

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