Dictionnaire superflu de la musique classique

Dictionnaire superflu de la musique classique

Dictionnaire superflu de la musique classique
Dictionnaire superflu de la musique classique

481 pages d’anecdotes sur la musique classique ! C’est souvent drôle, notamment les commentaires des auteurs, Pierre Brévignon et Olivier Philipponnat, très bien édité et écrit dans un style alerte et efficace, avec en regard des conseils discographiques.

Cette troisième édition est parue en 2015.
Quelques remarques :

CHINE
Pourquoi conseiller Le chant de la Terre dans une édition du LSO dirigée par Nézet-Séguin ? Instrumentalement assez belle, ce n’est quand même pas une version de référence… Par contre, on a pu ainsi découvrir la limpidité du pianiste hongrois Dénes Várjon dans la Sonate de Liszt.

DUTILLEUX
Que le « scandale Dutilleux » est bien relaté ! Dommage p. 94 de l’avoir prénommé André !

FAURE
Pour moi la plus hilarante dans sa simplicité :
« Gabriel Faure » (Bruno Julliard) ».

FISCHER-DIESKAU
Les auteurs relatent la célèbre réplique de Klemperer répondant à Fischer-Dieskau qui l’invitait à un concert qu’il allait donner en tant que chef d’orchestre débutant : « Désolé, je vais voir Georg Solti chanter le Roi des aulnes ce soir-là ». Il me semble que c’était Klemperer lui-même qui disait aller le chanter. Klemperer, bien qu’ami avec Kubelik par exemple, était parfois féroce avec ses collègues : quand on lui demanda son avis après un concert avec La mer dirigée par Gorges Szell : « Ce n’était pas La mer, tout au plus Zell am See » (station touristique au bord d’un lac de montagne autrichien).

HATTO
(Joyce) Il existe un autre CD où l’on peut l’entendre réellement, réédité par Forgotten records.

HOMOSEXUALITÉ
Poulenc : Un musicien âgé m’a raconté que, à la suite d’une beuverie, il aurait couché par mégarde avec une femme et l’aurait mis enceinte – mais je n’en trouve trace nulle part ?

KARAJAN
Une autre fameuse : Berstein, Karajan & Toscanini dînent ensemble. Toscanini : « C’est sûr, je suis le plus grand chef d’orchestre au monde ». Silence
Bernstein : « J’ai fait un rêve : Dieu m’a dit que c’était moi le plus grand ». Silence
Karajan : « Je n’ai jamais dit une connerie pareille ».

TOSCANINI
Je n’ai pas vu dans le livre cette célèbre anecdote avec la soprano Geraldine Farrar (qui fut longtemps sa maîtresse d’ailleurs et en outre une star du cinéma muet) : alors qu’elle tenait bien trop longtemps une note aiguë, Toscanini enchaîna sans attendre le postlude. Elle vint le trouver : « Maître, rappelez-vous que je suis la star de la représentation ». Pointant le doigt sur sa propre poitrine, il répondit : « Vous êtes une star ? Vous devez vous rappeler que lorsque luit le soleil, on ne voit pas les étoiles ».

Il y a en a d’autres ; une de mes préférées : lors d’une répétition, un membre de l’orchestre se met à arpenter à quatre-pattes le plateau ; quand le chef lui demande ce qu’il cherche : « le tempo, maître ! ».

Encore bravo aux auteurs.

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