Concert d’ouverture de Présences 2017 – Kaija Saariaho

Concert d’ouverture de Présences 2017 – Kaija Saariaho

Jennifer Koh, Nora Gubish, Dima Slobodeniouk, Kaija Saariaho
Jennifer Koh, Nora Gubish, Dima Slobodeniouk, Kaija Saariaho

Kaija Saariaho - Graal Théâtre 
Raphaël Cendo - Denkklänge 
Kaija Saariaho - Adriana Songs 

Jennifer Koh - violon
Nora Gubisch - mezzo-soprano
Orchestre Philharmonique de Radio France 
Dima Slobodeniouk - direction 

Belle affluence hier soir à la Maison de la radio, de nombreux compositeurs étaient venus saluer leur collègue « finno-française » à qui le festival est consacré. Site -présentation, interview, programme complet). Ici le concert.

Hier soir, son concerto pour violon (1994) et une suite en 4 parties – la 3e purement instrumentale – tirée de son opéra Adriana Mater (2005) encadraient une création mondiale de Raphaël Cendo.

Les interprètes tout d’abord : Mené par le chef Dima Slobodeniouk rompu à la musique contemporaine, l’orchestre a joué excellement, avis partagé à l’entracte avec Suzanna Malki. Belles prestations de la violoniste et de la mezzo-soprano.

Graal Théâtre est donc un concerto pour violon où l’on peut apprécier la sophistication du langage de Kaija Saariaho, comme l’entrée piano de l’orchestre « sous » la soliste avec les contrebasses et les percussions. Elle ménage des passages de haute virtuosité (la violoniste dut enlever de nombreux crins défaits de son archet…). La soliste semble se battre ou se débattre tout au long de l’œuvre (qui aurait gagné à mon avis à être un peu plus ramassée).
Il n’y a pas de vidéo de l’opéra Adriana Mater ici on peut en trouver une présentation. Les 4 extraits de la suite Adriana songs ont chacun une atmosphère très prenante. Je vous recommande – il n’y a malheureusement pas de timeline ou de plages sur le podcast de Radio France – la fin du II et la 4e partie d’une intensité bouleversante, un chef d’œuvre.

Au milieu, la création mondiale de Raphaël Cendo – Denkklänge. Musique un peu conceptuelle faite de bruits, façon Lachenmann. Tout l’appareil orchestral moderne est utilisé : jeu d’archets sur les percussions (certains me font penser irrésistiblement aux Shadoks qui pompent…), brosses ou baguettes de bois pour les violons, anches soufflées, pianiste avec mitaines, etc. Pas un brin de mélodie ou de phrase musicale, ah si : une intervention hilarante du tuba (soliste épatant). Réactions mitigées à l’entracte…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.