Chostakovitch – Xavier Phillips – David Grimal

Chostakovitch – Xavier Phillips – David Grimal

Chostakovitch - Xavier Phillips - David Grimal
Chostakovitch – Xavier Phillips – David Grimal

Ce CD est édité par l’ensemble Les Dissonances, qui l’appelle « coffret », mais il faut dire que le livret est copieux, avec notamment le témoignage plein de ferveur de Xavier Phillips vis-à vis de son « maître » Mstislav Rostropovitch, le créateur de l’œuvre.

J’avoue avoir un peu une overdose de (S)Chostakovi(t)ch. Un critique français me demandait quels étaient pour moi les compositeurs les plus importants du XXe siècle ; comme j’hésitais entre Boulez et Stockhausen, il me répondit que pour lui c’était Chosta, ce qui  me laissa sans voix…

Quand j’ai mis le début du concerto n°1 pour violoncelle, je me suis dit « ce n’est pas possible », ce doit être beaucoup plus marqué et sarcastique, j’ai donc mis mon vieux CD Rostro / Svetlanov : c’est moi qui avait faux, confondant sans doute avec une autre partition… seuls quelques accents à l’orchestre (timbales) étaient plus marqués lors du concert de 1966. Par contre le deuxième mouvement est un enchantement tant au niveau de l’orchestre que du soliste, suivi par une superbe Cadence avant le final attaqua, effectivement dans un tempo un peu plus retenu que Rostro, mais sans que cela nuise à l’animation du mouvement. Je ne connais pas la salle de l’Opéra de Dijon, mais il me semble que la prise de son aurait pu être plus présente (les applaudissements manquent d’aigü d’ailleurs…).

La Cinquième maintenant. Chez les chefs historiques, je suis sans doute un des seuls à préférer Evgeny S. à Kyrill K. ou Evgeny M dans Chostakovitch. C’est dire si je craignais que l’on soit ici aux antipodes. Et on l’est ! C’est que la lecture proposée par David Grimal a pris une option « musique de chambre » pourrait-on dire. Ce qui nous vaut une fin irréelle du 1er mouvement, de nombreuses subtilités dans le second. Ce que l’on perd en « épique », on le gagne dans la prégnance des atmosphères, comme ce troisième mouvement « blanc » comme du Mravinsky, mais sans raideur ni sécheresse, ou le finale, particulièrement chantant.

On peut l’acquérir ici (c’est marqué « Volume 1 » ?)

Cà me fait penser à compléter ma discographie de Tout un monde lointain, Xavier Phillips l’ayant enregistré récemment avec l’excellent Ludovic Morlot.
Il faut dire que « l’on » a pléthore de merveilleux(ses) violoncellistes, le dernier en date pour moi : Edgar Moreau entendu récemment à Jérusalem et un qui gagnerait à se faire plus connaître : Guillaume Martigné.

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